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	<title>Archives des SCIC - Open Food France</title>
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	<description>Présentation et actualités du projet Open Food France</description>
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	<title>Archives des SCIC - Open Food France</title>
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		<title>AlterConso</title>
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					<comments>https://ofnfrance.org/project/alterconso/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Feller]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Nov 2021 16:53:53 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.openfoodfrance.org/?post_type=project&#038;p=4735</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://ofnfrance.org/project/alterconso/">AlterConso</a> est apparu en premier sur <a href="https://ofnfrance.org">Open Food France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_0 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>AlterConso</h2>
<p>&#8211; Lyon, Rhône &#8211;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des paniers bio et locaux dans les quartiers du Grand Lyon sous forme de coopérative multi partie-prenantes depuis 2005 !</span></p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a href="https://www.alter-conso.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" style="color: #ff9900; text-decoration: underline;">&gt; Site web de l&rsquo;initiative</a></span></strong></p></div>
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				<h5 class="et_pb_toggle_title">1- Introduction</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><span style="font-weight: 400;">AlterConso est une coopérative qui facilite et organise la vente directe de producteurs auprès de groupes de consommateurs dans les quartiers du Grand Lyon. Des paniers hebdomadaires de légumes, sur abonnement, sont complétés par des ventes ponctuelles de viandes, miels et autres produits spécifiques. Les frais de fonctionnement payés par les consommateurs d’une part et la commission payée par les producteurs d’autre part, tous adhérents de la coopérative, permettent à AlterConso de soutenir un modèle à l’équilibre, indépendant de tout financement, et pérenne depuis plus de quinze ans. AlterConso propose un système de tarification sociale à ses consommateurs sur présentation de la feuille d’imposition ou d’un justificatif.</span></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_1  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">2- Histoire et valeurs du projet</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/Alterconso-4-300x225.jpg" width="267" height="200" alt="" class="wp-image-4744 alignnone size-medium" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></b></p>
<p><b></b></p>
<p><b>AlterConso est né de la volonté de deux étudiants, Thomas et Baptiste, de créer « un service public de </b><b>l’alimentation par la société civile »</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À l’origine : la volonté de proposer une alternative à la grande distribution, sous fond de décroissance, germe dans l’esprit de ces deux étudiants. Nous sommes en 2004, à Lyon, Thomas et Baptiste souhaitent monter un réseau d’AMAP en s’adossant aux collectivités locales, mais ils font face à plusieurs refus et décident alors de porter leur propre projet à la vision novatrice pour l’époque : créer un large réseau de ventes en ville assurant une bonne valorisation des produits et une sécurisation du débouché afin de maintenir le modèle de l’agriculture paysanne. Ce projet, ils le portent aussi autour de nouvelles valeurs et modes de travail : comment créer son propre emploi, travailler autrement, moins et en autogestion ; c’est de là que naît l’idée de la coopérative.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De prime abord, entraîner les paysans dans ce projet ne semble pas évident, </span><i><span style="font-weight: 400;">« leur demander de nous confier leur marchandise en promettant de l’écouler, c’est dur à accepter pour une personne qui vend sur les marchés depuis 10 ans ! ». </span></i><span style="font-weight: 400;">En outre, les coopératives agricoles n’ont pas bonne réputation et le modèle d’AlterConso &#8211; sous statut SCIC &#8211; freine les premiers contacts et n’emporte pas l’adhésion des paysans.</span><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pendant un an, un long travail de prospection est mené pour constituer un groupe de paysans et de consommateurs suffisamment important pour lancer l’activité. AlterConso est présenté lors de plusieurs salons et séduit le public : dès mai 2006 la SCIC compte 400 adhérents !</span></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_2  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">3- Réseaux d&#039;appartenance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>Les réseaux paysans</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dès le lancement, des relations se nouent avec l’ADEAR (Association pour le développement de l&#8217;emploi agricole et rural), qui les oriente vers des paysans à l’écoute de l’innovation, prêts à changer leurs pratiques et leurs moyens de commercialisation. Dans un second temps, AlterConso s’appuie également sur l’ARDAB (Association des producteurs biologiques du Rhône et de la Loire) pour étoffer l’offre des paysans et les structurer en filières.</span><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><b>La constitution du réseau Pirat</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Très vite, ce réseau d’acteurs existants localement et partageant les mêmes valeurs politiques – AlterConso, l’ARDAB, l’ADEAR, Le Passe Jardins (association de promotion de l’agriculture urbaine dans les quartiers de Lyon), La Légumerie (ateliers de sensibilisation auprès des écoles) puis de nouvelles structures essaimées par AlterConso comme Croc’Ethic et l’Arbralégumes – souhaitent mutualiser leurs idées et leurs moyens, en vue d’actions communes de plaidoyer et de sensibilisation. C’est ainsi que se crée Pirat &#8211; le Pôle d’initiatives pour la relocalisation alimentaire territoriale. Pirat devient une vitrine de ces acteurs de l’agriculture locale qui souhaitent sécuriser la production alimentaire à l’échelle de la métropole de Lyon et de nombreuses actions sont menées. Cependant, en 2014, un appel à projet n’est pas remporté et signe la fin de Pirat. De nouveaux collectifs prendront la suite avec plusieurs autres acteurs du territoire.</span></p>
<p><b>Une mutualisation de moyens, avec le réseau La Bruyère</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En parallèle, un autre petit cercle se crée dans l’idée cette fois de mutualiser des moyens. Réunissant Croc’Ethic, l’Arbralégumes et AlterConso, le réseau La Bruyère se constitue et commence à partager camions, chambres froides, locaux, bureaux, réseau de paysans.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, AlterConso continue à s’investir au sein de la Bruyère, ainsi que dans Raccourci, un réseau d’acteurs de l’ESS. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De manière plus informelle, des membres de l’équipe s&rsquo;investissent dans des réseaux œuvrant à la mise en place d’un marché d’intérêt métropolitain, projet désormais soutenu par une forte volonté politique.</span><em> </em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_3  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">4- Produits et producteurs</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/accueil_slide_3-300x98.jpg" width="352" height="115" alt="" class="wp-image-4743 alignnone size-medium" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/accueil_slide_3-300x98.jpg 300w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/accueil_slide_3-1024x334.jpg 1024w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/accueil_slide_3-768x250.jpg 768w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/accueil_slide_3-1536x501.jpg 1536w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/accueil_slide_3-2048x668.jpg 2048w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/accueil_slide_3-1080x352.jpg 1080w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/accueil_slide_3-1280x418.jpg 1280w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/accueil_slide_3-980x320.jpg 980w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/accueil_slide_3-480x157.jpg 480w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /></b><b></b></p>
<p><b>40 à 45 producteurs vendent leur production au sein de la coopérative,</b><span style="font-weight: 400;"> et la plupart se retrouvent également au sein des autres structures qui composent la Bruyère. </span><span style="font-size: 16px;">Les producteurs ne sont pas tous en agriculture biologique &#8211; 95% tout de même – , mais tous répondent à la charte de l’agriculture paysanne élaborée par l’ADEAR.</span></p>
<p><b>Les producteurs sont organisés par filière au sein d’AlterConso</b><span style="font-weight: 400;"> : légumes, fruits, produits laitiers, viande, etc…Chaque filière est « souveraine » : lorsqu’un paysan décide de quitter la coopérative, la filière doit se poser la question « Pouvons-nous nous réorganiser pour subvenir à la demande ou devons-nous intégrer un nouveau paysan ? ». De même, chaque filière travaille sur le prix des produits qui sont proposés à la vente.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> L’intégration de nouveaux producteurs se fait sur le principe du respect de cette charte, la plupart du temps ils sont déjà en relation avec l’ADEAR et connus par le réseau donc les intégrations se font facilement, « basées sur la confiance ».  </span><b>Pour les producteurs qui arrivent dans la coopérative et qui ne sont pas en agriculture biologique, il est demandé d’intégrer un processus de conversion vers le bio sur 3 ans </b><span style="font-weight: 400;">avec l’élaboration d’un diagnostic à mi-parcours. C’est un fonctionnement qui semble adapté et facile à suivre pour les équipes d’AlterConso.</span></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_4  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">5- Modalités de commercialisation</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>AlterConso propose des paniers hebdomadaires, à l’abonnement, avec une période d’engagement de 6, 9 ou 12 mois.</b><span style="font-weight: 400;"> Le paiement de l’abonnement se fait par chèque lors de l’adhésion et lors de chaque renouvellement. 5 types de paniers sont proposés, déclinés en plusieurs tailles.</span></p>
<p><b>Sur le prix de l’abonnement, une partie sert à rémunérer directement les producteurs qui composent les paniers, l’autre partie vient payer le fonctionnement de la coopérative</b><span style="font-weight: 400;">. Ces frais – de 0 à 20% &#8211; sont calculés en fonction de différents critères sociaux (RSA, AAH, étudiants, chômeurs, non-imposition sur le revenu) de chaque adhérent consommateur. Lors de leur adhésion, les  futurs adhérents déposent donc à AlterConso 6 chèques pour payer le panier et 6 chèques pour payer le fonctionnement.</span></p>
<p><b>14 lieux de distribution sont répartis sur la métropole de Lyon pour 850 adhérents environ. </b><span style="font-weight: 400;">Il y a eu peu d’évolutions en 15 ans, ces 14 points de distribution avaient été très vite identifiés et mis en place au lancement de la coopérative, c’est un modèle qui fonctionne et qui n’a pas la volonté d’une expansion.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">L’idée de départ c’était de mettre des lieux de distribution non pas là où il y a des sous, mais là où il y a des gens. Il y avait des poches de population entre 60 000 et 80 000 habitants et on se disait que là ce serait bien d’en avoir un. On est assez rapidement arrivé à 14 sur toute l’agglomération. On souhaitait que ce soit des lieux ouverts pour que le lieu puisse faire notre promotion car les passants nous verraient directement. On est resté sur cette ligne directrice. On ne fait pas de distribution autre part que dans des associations de quartier, dans des MJC, dans des centres sociaux, dans des centres culturels, dans des bibliothèques, dans des médiathèques. »</span></i></p>
<p><b>Chaque lieu propose une soirée hebdomadaire de distribution.</b></p>
<p><b>Chaque membre de l’équipe est référent d’un ou plusieurs lieux, à proximité de son habitation</b><span style="font-weight: 400;">. Les référents tournant assez peu d’un lieu à un autre, un lien fort se crée entre chaque référent et son lieu : </span><i><span style="font-weight: 400;">« nous en devenons l’interlocuteur privilégié et s’y retrouver chaque semaine nous donne l’envie de nous impliquer plus généralement dans leurs activités quotidiennes et leur gestion </span></i><span style="font-weight: 400;">». Chaque lieu de distribution est également invité à entrer dans le collège des sympathisants de la SCIC.</span></p>
<p><b>Très peu de stocks sont gérés par AlterConso</b><span style="font-weight: 400;"> car, en dehors d’une petite table d’épicerie proposée sur chaque lieu de distribution pour compléter les paniers, tous les  adhérents consommateurs ont une formule d’abonnement.</span></p>
<p><b>La gestion se fait en flux tendus</b><span style="font-weight: 400;"> : les produits sont récupérés le matin et vendus le soir, il ne reste jamais grand-chose à la fin de la journée et si c’est le cas, le surplus permet de constituer des caisses d’échanges – « </span><i><span style="font-weight: 400;">Par exemple, dans le panier légumes, il y a du céleri mais je n’aime pas ça alors je vais regarder dans la caisse d’échange pour trouver un autre produit ».</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les adhérents  qui seraient malencontreusement indisponibles lors d’une distribution peuvent prévenir la coopérative  afin de venir chercher leur panier sur un autre lieu de distribution.</span></p>
<p><b>Des commandes plus spécifiques (viande, miel, pollen, spiruline, farine, paniers de Noël) sont proposées ponctuellement</b><span style="font-weight: 400;">. Pour ces commandes supplémentaires, ainsi que pour la vente de produits d’épicerie sur le lieu de distribution, chaque adhérent à une fiche nominative qu’il crédite sur son lieu de distribution par un paiement en CB, chèque ou liquide &#8211; en euros ou en Gonette, la monnaie locale complémentaire.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, </span><b>chaque lieu est équipé d’une tablette en lien avec la base de données des adhérents  d’AlterConso,</b><span style="font-weight: 400;"> auparavant, chaque fiche était notée sur de grands classeurs ! Sur cette base de données, chaque adhérent, ainsi que sa fiche nominative d’épicerie, est enregistré. De même, tous les paiements sont enregistrés par catégorie de produits.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« C’est un logiciel qui a été développé sur-mesure par un adhérent de la coopérative et qui a fait gagner beaucoup de temps à l’équipe en automatisant chaque paiement ».</span></i></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_5  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">6- Modalités logistiques</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/11/Alterconso-6-300x185.jpg" width="300" height="185" alt="" class="wp-image-4741 alignnone size-medium" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></b></p>
<p><b>La participation d&rsquo;AlterConso au réseau de mutualisation de la Bruyère, permet de partager des locaux, des véhicules et et des tournées de collecte</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette mutualisation &#8211; et optimisation &#8211; des circuits de collecte est issue d’un travail de long terme effectué entre les équipes du réseau la Bruyère et les équipes du</span><b> logiciel MAPOTEMPO.</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« On a été pendant 2 ans beaucoup en relation avec les créateurs de ce logiciel en indiquant nos besoins. Le bilan est assez positif. Par exemple, cette semaine on ne fait tourner que deux camions sur deux journées ; si MAPOTEMPO n’existait pas, on aurait mis 3 camions sur les routes tous les jours de la semaine ! ».</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le bilan financier lié à l’utilisation de ce logiciel est lui aussi positif : </span><i><span style="font-weight: 400;">« Le coût du logiciel est dérisoire par rapport aux économies – en temps, en énergie, en essence &#8211; que l’on a fait via l’optimisation de nos circuits ! C’est un bilan très positif. »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour le petit matériel, AlterConso dispose encore de balances traditionnelles, assez anciennes et souhaiterait investir prochainement pour renouveler ce matériel.</span></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_6  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">7- Autres activités</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><span style="font-weight: 400;">Il n’y a pas d’activités spécifiques complémentaires mais avec le réseau d’acteurs locaux et leurs 14 lieux de distribution, les équipes d’AlterConso organisent ou participent à de nombreuses animations : projections de films, marchés de producteurs, marchés de la récup’, etc.</span></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_7  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">8- Modèle humain : RH et gouvernance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>8 salariés composent l’équipe d’AlterConso depuis 2006</b><span style="font-weight: 400;">. Leur contrat est passé de 24h hebdomadaire à 30h après un travail de comptabilisation des heures et de réorganisation des tâches.</span></p>
<p><b>On dénombre donc 6,8 équivalents temps plein au sein d’AlterConso.</b></p>
<p><b>L’organisation des tâches au sein d’AlterConso se fait de manière tournante. </b><span style="font-weight: 400;">Des pôles d’activités et des filières par type de production ont été créés afin que « </span><i><span style="font-weight: 400;">chacun, tour à tour, soit responsable d’un pôle : communication, comptabilité, développement, mutualisation, maintenance, calendrier, gestion… ou d’une filière : viande, fruits, légumes, pain, produits laitiers…».</span></i></p>
<p><b>Par cette organisation des tâches, chaque membre de l’équipe est totalement polyvalent et « interchangeable », c’est-à-dire que chaque salarié maîtrise l’ensemble des tâches à effectuer au sein de la coopérative mais se les répartit à tour de rôle</b><span style="font-weight: 400;">. </span><b>On parle ici d’auto-gestion de l’équipe.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La plupart des pôles fonctionnent en binôme afin d’assurer une bonne transmission et continuité lors du roulement des équipes. Le responsable de pôle travaille alors en binôme avec un autre salarié de l’équipe qui vient d’arriver sur le pôle et se forme sur ses nouvelles fonctions. L’année suivante, ce dernier deviendra responsable à son tour et permettra ainsi d’assurer le suivi des problématiques et avancées inhérentes à son pôle ou à sa filière de production.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est ainsi que chaque année les rôles évoluent : </span><i><span style="font-weight: 400;">« Le responsable de pôle va transmettre son savoir et son expertise à son binôme apprenant. Cet apprenant deviendra sachant et transmettra à son tour son expertise, et ainsi de suite. Certaines filières nécessitent d’être au moins 2, comme la filière fruits ou légumes car plus complexes, et à l’inverse les filières pain et épicerie ne nécessitent pas de binôme. Tout cela est évolutif, parfois on se dit qu’il faudrait être 3 sur certaines filières ou certains pôles. »</span></i></p>
<p><b>Très peu de tâches sont externalisée</b><span style="font-weight: 400;">s : l’expertise-comptable, le développement du logiciel, ainsi que la maintenance des véhicules.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alterconso est sous statut SCIC, ainsi différentes instances permettent d’organiser la coopérative. Chaque année, des ateliers « consultatifs » sont organisés en parallèle de l’assemblée générale. Ils permettent à chaque coopérateur de discuter de projets, sujets ou problématiques précis : </span><i><span style="font-weight: 400;">« Cette année par exemple ce sera ‘le développement d’AlterConso en question ?’. On se demande si on doit continuer sur ce schéma de stabilisation ou si l’on doit essayer d’aller plus loin. Comment peut-on penser l’évolution ? »</span></i></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_8  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">9- Modèle juridique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><span style="font-weight: 400;">Alterconso évolue sous le statut de SCIC-SARL.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">4 collèges coexistent dans cette SCIC:</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Producteurs : environ 45</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Salariés : 8</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Adhérents : environ 850, représenté officiellement par une association qui dispose d’une voix, au même titre que les autres coopérateurs. (en effet le statut SCIC-SARL ne permet pas d’avoir plus de 100 associés. L’association représente donc une personne morale au sein de la SCIC qui détient 1 voix)</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Sympathisants : 12</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">AlterConso se positionne comme un facilitateur de vente : les produits appartiennent aux producteurs, jusqu&rsquo;à ce qu’ils soient achetés par les adhérents consommateurs. Les produits sont vendus en “vente directe, sans marge supplémentaire, et Alterconso se rémunère par les frais de fonctionnement prélevés aux adhérents consommateurs d’une part, et par les frais de commissionnement payés par les producteurs d’autre part (cf.modèle économique ci-dessous). À aucun moment les produits appartiennent à la coopérative, ce qui diffère d’un statut de magasin qui ferait de l’achat-revente, en appliquant une marge. </span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_9  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">10- Modèle économique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>Le volume annuel de marchandises vendues par AlterConso représente 1,1 à 1,2 millions d’euros.</b></p>
<p><b>Sur ce volume de ventes, les paysans sont commissionnés et les consommateurs paient des frais de fonctionnement.</b><span style="font-weight: 400;"> Un équilibre est recherché afin que le montant global des commissions et des frais soient à peu près équivalents, de façon à ce que les paysans et les consommateurs contribuent à un même niveau à la coopérative.</span></p>
<p><b>La commission des paysans est graduelle, fonction du travail effectué</b><span style="font-weight: 400;"> :  Pour un paysan qui livre Alterconso, la commission sera de 12.5%. Si ce sont les équipes d’AlterConso qui vont collecter les produits sur la ferme, la commission sera de 17%. Pour un lieu de collecte intermédiaire, où le paysan et les équipes d’AlterConso effectuent chacun une partie du trajet, la commission sera de 15.5%.</span></p>
<p><b>Les consommateurs paient des frais de fonctionnement qui sont également graduels en fonction de la situation sociale et fiscale du foyer</b><span style="font-weight: 400;">. Sur ce principe de tarification sociale, une personne au RSA paiera 0% de frais de fonctionnement. Une personne non imposable, au chômage ou étudiante paiera 10% de frais et tous les autres paieront 20% de frais. AlterConso demande un justificatif lors de l’abonnement et parvient à un bon équilibre pour chaque part de consommateurs. Cependant depuis plusieurs années, les équipes d’AlterConso cherchent à travailler plus étroitement avec les CCAS et les centres sociaux de la ville afin de toucher une tranche plus large de bénéficiaires.  </span></p>
<p><b>En 2020, AlterConso présentait un budget de 361 000€€.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les ressources humaines représentaient 71% des charges de la structure.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En produits, les commissions des producteurs représentaient 48.3% et les frais de fonctionnement payés par les adhérents, 48.75%.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En dehors de la première année de démarrage où AlterConso avait touché 20 000€ du fond social européen et une subvention d’investissement (pour le camion, le petit matériel et le loyer) de la Fondation de France, AlterConso s’auto-finance à 100% et présente un budget à l’équilibre, sans subvention.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« On a toujours été équilibré depuis les débuts mais on essaie de faire évoluer cet équilibre avec des revalorisations salariales quasiment tous les ans à la mesure de ce qu’il est possible de faire. On arrive à s’augmenter légèrement de 40 euros par mois tous les ans environ, ce qui représente une dépense supplémentaire de 17 000 euros. »</span></i></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_10  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">11- Communication et marketing</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><span style="font-weight: 400;">Chaque filière ou pôle envoie ses propres informations et actualités aux adhérents.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ceux-ci ont habitués à recevoir des courriels chaque mois pour les ventes de produits spécifiques. Les commandes sont envoyées 2 à 3 semaines avant la livraison.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La suite d’outils Google est utilisée pour que consommateurs et paysans puissent suivre le tableau d’inscription et l’évolution des commandes. Les paysans ont pour la plupart appris à utiliser ces outils afin d’être autonomes pour stopper les commandes lorsque leurs stocks sont épuisés.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des courriels de communication pour les événements sont envoyés séparément.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le pôle communication s’occupe des annonces plus officielles telles que les assemblées générales, les ateliers etc.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">AlterConso dispose d’une page facebook, jusqu’ici peu active, l’équipe développe désormais cet axe de communication pour être plus visible et toucher un plus large public.</span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_11  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">12- Enjeux et avenir</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>Une volonté d’essaimage coopératif</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">AlterConso ne cherche pas à se développer au-delà de son modèle actuel, ni à ouvrir de nouvelles «filiales », l’équipe cherche plutôt à essaimer son modèle coopératif sur d’autres territoires.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« On n’est pas là pour prendre des parts de marché sur un marché qui existe ou un marché émergent. On a déterminé un cadre et des limites, on ne prend plus d’adhérents malgré la demande. Il y a de la place aujourd’hui pour que d’autres porteurs de projet se lancent et organisent des distributions comme on le fait. C’est donc une volonté d’essaimage coopératif, nous ne sommes pas dans une démarche de filialisation de notre marque. »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Croc’éthic et l’Arbralégumes ont ainsi été les premiers projets essaimés (dès 2008) à Lyon sur le modèle d’AlterConso, cet essaimage sur la métropole a permis une mutualisation de moyens.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« On s’entend sur les périmètres de chacun, on mutualise des tournées, on mutualise des paysans, des idées, des bureaux. C’est une mutualisation de moyens au service de l’agriculture locale et paysanne. »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D’autres structures comme « Court circuit Pays de Brest », « l’Equtyable » et « Au Local » à Grenoble, ont bénéficiés de l’accompagnement d’AlterConso.</span></p>
<p><b>Faire perdurer son modèle</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">AlterConso cherche à faire perdurer son modèle sans avoir à le faire grandir. L’équipe est bien structurée, les lieux de distribution sont stables, d’autres leviers sont donc actionnés pour maintenir le niveau de vente : organisation d’événements conviviaux (marchés de paysans), présence sur des salons, communication, développement de commandes « spéciales » comme cette année du miel et du pollen ou encore intégration de commandes d’agrumes en provenance directe d’un producteur corse. En somme, AlterConso étoffe son offre et diversifie ses leviers de communication afin de maintenir son CA sans être nécessairement dans une dynamique de croissance.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« On a un planning bien structuré et on ne veut pas mettre un coup de pied dans la fourmilière et tout remettre en question. En revanche, on a développé des choses annexes comme la commande d’agrumes. Lorsque l’on interrogeait nos consommateurs, ils disaient se rendre chez Carrefour pour ce genre de produits. Nous nous sommes dit que nous étions en mesure d’organiser la logistique pour se faire livrer des agrumes et les redistribuer. C’est quelque chose que l’on sait faire sans aucun problème. Il y a aujourd’hui 3 commandes d’agrumes par an qui permettent de rapporter du CA mais aussi de maintenir la culture paysanne de clémentines en Corse. Ça a été un axe de développement. On organise aussi par exemple un marché de Noël où l’on propose de la vente d&rsquo;huîtres qui fonctionne très bien. </span></i><b><i>Finalement, on a étoffé l’offre plutôt que de la développer. Nous sommes aujourd’hui une vraie alternative à la grande distribution. »</i></b></p>
<p><b>De nouveaux projets</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Certains membres de l’équipe cherchent aujourd’hui à intégrer de nouveaux réseaux qui travaillent à l’émergence d’un marché d’intérêt local à l’échelle de la métropole Lyonnaise. Un vaste projet qui permettrait de mobiliser plus massivement toute la chaîne d’acteurs et de paysans locaux afin de relocaliser les circuits de vente et de consommation, pour les particuliers mais aussi pour la restauration professionnelle et collective.</span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_12  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">13- Récap !</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>Nom de l’organisation :</b><span style="font-weight: 400;">  AlterConso &#8211; </span><span style="font-weight: 400;">contact@alter-conso.org</span><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><b>Adresse : </b><span style="font-weight: 400;">61 avenue des bruyères 69150 DECINES-CHARPIEU</span></p>
<p><b>Site Web :</b><a href="https://www.alter-conso.org/"> <span style="font-weight: 400;">https://www.alter-conso.org/</span></a></p>
<p><b>Taille de l’équipe :</b><span style="font-weight: 400;"> 8 salariés dans l’équipe à 30h par semaine soit 6,8 ETP.</span></p>
<p><b>Structure juridique et gouvernance :</b><span style="font-weight: 400;"> SCIC</span></p>
<p><b>Date de création :</b><span style="font-weight: 400;"> Janvier 2005</span></p>
<p><b>Activités principales : </b><span style="font-weight: 400;">Une coopérative multi-parties prenantes afin de faciliter la vente directe de producteurs auprès de groupes de consommateurs.</span></p>
<p><b>Territoire desservi : </b><span style="font-weight: 400;">Quartiers du Grand Lyon</span></p>
<p><b>Volume approximatif de ventes :</b><span style="font-weight: 400;"> 1,2 millions d’euros de produits annuellement écoulés.</span></p>
<p><b>Liens utiles : </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Abralégumes :</span><a href="https://www.arbralegumes.fr/"> <span style="font-weight: 400;">https://www.arbralegumes.fr/</span></a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Croc Ethic :</span><a href="https://croc-ethic.org/"> <span style="font-weight: 400;">https://croc-ethic.org/</span></a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au Local : </span><a href="https://au-local.org/"><span style="font-weight: 400;">https://au-local.org/</span></a><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Equytable :</span><a href="http://www.lequytable.fr/"> <span style="font-weight: 400;">http://www.lequytable.fr/</span></a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Logiciel Mapo Tempo : </span><a href="https://www.mapotempo.com/"><span style="font-weight: 400;">https://www.mapotempo.com/</span></a><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_2">
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				<a class="et_pb_button et_pb_button_0 et_pb_bg_layout_light" href="https://ofnfrance.org/alterconso-cas-detude/" target="_blank">Télécharger le cas d&#039;étude au format PDF</a>
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			</div>
				
				
				
				
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			</div></p>
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		<title>MicroMarché et La Grande Barge</title>
		<link>https://ofnfrance.org/project/micromarche_grandebarge/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Berlingen]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2021 20:33:07 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.openfoodfrance.org/?post_type=project&#038;p=4537</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_2 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>MicroMarché et La Grande Barge</h2>
<p>&#8211; Nantes, Loire-Atlantique &#8211;<br />Un circuit-court engagé dans la tarification sociale, couplé à un restaurant<span style="color: #ff9900;"></span></p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a href="https://www.micromarche.fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer" style="color: #ff9900;">&gt; Site web de l&rsquo;initiative</a></span></strong></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_1">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img decoding="async" width="1928" height="1048" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/06/Capture-decran-2021-06-29-a-19.09.12.jpg" alt="" title="Capture d’écran 2021-06-29 à 19.09.12" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/06/Capture-decran-2021-06-29-a-19.09.12.jpg 1928w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/06/Capture-decran-2021-06-29-a-19.09.12-1280x696.jpg 1280w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/06/Capture-decran-2021-06-29-a-19.09.12-980x533.jpg 980w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/06/Capture-decran-2021-06-29-a-19.09.12-480x261.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1928px, 100vw" class="wp-image-4515" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_accordion et_pb_accordion_1">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_13  et_pb_toggle_open">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">1- Introduction</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Micro Marché est né de la volonté d’offrir une alimentation locale et de qualité aux habitants d’un quartier de Nantes en situation de précarité. Au départ conçu en partenariat avec le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), le projet s’est finalement autonomisé et élargi : il est aujourd’hui géré sous la forme d’une SCIC, couvre plusieurs zones de la ville et intègre une activité de restauration (La Grande Barge). Mais l’épicentre du projet et ses valeurs restent inchangés : proposer des produits de qualité en circuit-court, accessibles au plus grand nombre via un mécanisme de tarification sociale, tout en assurant une juste rémunération aux producteurs. </span></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_14  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">2- Histoire et valeurs du projet</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/06/Capture-decran-2021-06-29-a-18.19.24-300x189.jpg" width="300" height="189" alt="" class="wp-image-4511 alignnone size-medium" /> </strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><b>2.1 &#8211; A l’origine : un projet créé avec le CCAS de Nantes</b></p>
<p><b>Micro Marché est né d’un partenariat conclu en 2013 entre le CCAS de la ville de Nantes et l’association Ecos</b><span style="font-weight: 400;">, dont les activités couvrent notamment les questions d’écologie urbaine : <em>« l’association Ecos avait une activité de serres partagées à visée pédagogique, installée sur l’espace public, à côté d’une maison de quartier […] Une personne du CCAS est venue un jour sur place, une discussion s’est engagée autour de l’agriculture et l’alimentation, et l’idée de créer Micro Marché est née ». </em></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><b>Le projet initial était de <em>« faire en sorte que les gens en situation de précarité, c’est-à-dire avec un coefficient familial inférieur à 600 euros par mois, puissent accéder à des produits bio et locaux »</em>.</b><span style="font-weight: 400;"> L’association Ecos était « déjà en contact avec un maraicher et un paysan-boulanger membres de l’association » et a élargi au fur et à mesure son panel de producteurs.  </span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><b>2.2 – Une période d’autonomisation</b></p>
<p><b>Après deux années d’exercice, les soutiens financiers du CCAS se sont taris </b><span style="font-weight: 400;">– une situation <em>« classique, vécue par beaucoup d’associations »</em>, explique François, le Président de la SCIC, et justifiée par deux raisons : </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">d’une part les appels à projet des CCAS <em>« n’ont pas vocation à durer éternellement »</em> et <em>« les initiatives soutenues doivent montrer qu’elles s’autonomisent et deviennent viables »</em> &#8211; l’aide du CCAS ne pouvant se transformer en un <em>« soutien permanent déguisé des pouvoirs publics, qui modifierait les règles de concurrence et/ou privilégierait un seul type de public »</em></span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">d’autre part, le personnel des CCAS change avec le temps, ce qui peut également contribuer à faire évoluer les priorités. </span></li>
</ul>
<p><b>Pour poursuivre le projet tout en cherchant à devenir autonome financièrement, Micro Marché a décidé d’ouvrir son offre à tous les publics, au-delà des seules personnes en situation de précarité : </b><em><span style="font-weight: 400;">« nous avons surtout ciblé les personnes habitant à 1 ou 2 km autour de chaque point de distribution que l’on gère, et avons mis en place une marge » </span></em></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est également à ce moment que Micro Marché décide de développer parallèlement La Grande Barge, un bar/restaurant/épicerie s’approvisionnant à partir du même réseau de producteurs. </span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><b>2.3 – Vers un retour de la CCAS sous une autre forme ? </b></p>
<p><b>Aujourd’hui, Micro Marché et la CCAS réfléchissent à relancer une nouvelle forme de partenariat, encore plus ambitieux, s’apparentant à une forme de « chèque alimentaire indirect » :</b><span style="font-weight: 400;"><em> « nous souhaiterions faire financer une partie du cout d’achat des produits, et non plus seulement les vendre à prix coûtant – l’idée serait que les bénéficiaires payent leur panier 5 euros pour obtenir l’équivalent de 12 euros de légumes ».</em> A suivre. </span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_15  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">3- Réseaux d&#039;appartenance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>Outre une très forte implantation dans le paysage économique et social des quartiers nantais dans lesquels ils opèrent, Micro Marché agrège une diversité de parties prenantes directes, associées dans la SCIC : </b></p>
<p><b>3 catégories d’associés principales : </b></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">les salariés, </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">les fournisseurs (producteurs, artisans…) qui sont plutôt des personnes morales, </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">les consommateurs (clients du bar-restaurant ou du Micro Marché) qui sont plutôt des personnes physiques. </span></li>
</ul>
<p><b>3 autres catégories d’associés, moins étroitement impliqués : </b></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">« les petits pois », toutes les personnes désireuses de soutenir l’activité sans forcément avoir des liens économiques avec elle,</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">les institutions publiques, collectivités ou CCAS qui peuvent être membres,</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">les partenaires du réseau : l’association Ecos, L&rsquo;Acavale (assure la distribution), et des partenaires techniques comme GreenCourse (société de coursier à vélo), la Tricyclerie (récolte les bio déchets dans les restaurants).</span></li>
</ul></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_16  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">4- Produits et producteurs</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>Les fruits et légumes sont incontestablement les produits phares de Micro Marché et représentent environ 30% du CA. </b><span style="font-weight: 400;">Mais d’autres produits fonctionnent également très bien comme le pain, la bière et le vin ainsi que les céréales et les légumineuses (riz, pâtes, lentilles). </span></p>
<p><b>La viande est avant tout dédiée à la partie restauration (La Grande Barge) :</b><span style="font-weight: 400;"><em> « sur la partie Micromarché, outre l’aspect contraignant de la chaîne du froid, on a plus de mal à écouler la viande avec la contrainte des DLC courtes ; donc on travaille plus sur des produits type terrines qui se conservent plus longtemps ».</em> </span></p>
<p><b>La vente de poissons, bien qu’à l’étude, apparait encore plus compliquée pour une diversité de raisons :</b><em><span style="font-weight: 400;"> « malgré notre proximité avec le littoral, il n’est pas toujours facile de monter des circuits de vente stables en direct avec les pêcheurs ; et puis, les produits de la mer doivent être séparés des autres denrées dans les frigos, à cause des odeurs, ce qui complique tout quand on a une petite cuisine et un petit espace de stockage ». </span></em></p>
<p><b>Micro Marché dispose également d’un espace de vente pour des produits non alimentaires</b><span style="font-weight: 400;">, notamment cosmétiques, et réfléchit à terme à se développer sur d’autres produits comme le papier toilette, lessive etc. afin de <em>« couvrir largement les besoins de nos publics et leur simplifier les courses ». </em></span></p>
<p><b>Ils vendent également des produits internationaux <em>« en quasi circuit court »</em></b><span style="font-weight: 400;"> (c’est-à-dire via  l’importateur, et pas par un grossiste), comme le café, le chocolat, le thé, les fruits secs, les noix de cajou, etc., autant de produits qu’ils proposent <em>« en mentionnant bien qu’ils viennent de l’étranger pour que les gens aient bien conscience de l’achat qu’ils font ». </em></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Retrouvez la carte des producteurs </span><a href="https://ledebutdesharicots.fr/epicerie-bio-nantes/"><span style="font-weight: 400;">ICI</span></a><span style="font-weight: 400;">                                           </span></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_17  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">5- Modalités de commercialisation</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/06/Capture-decran-2021-06-29-a-18.18.48-300x181.jpg" width="300" height="181" alt="" class="wp-image-4512 alignnone size-medium" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></p>
<p><b>Micro Marché fait de la vente de panier en ligne, via la plateforme CoopCircuits. </b><span style="font-weight: 400;">Les prises de commandes sont ouvertes du vendredi après-midi 15h jusqu’au lundi matin 10h pour des distributions le jeudi et le vendredi dans l’un des 5 points de livraisons répartis dans Nantes. Le paiement se fait uniquement à livraison. </span></p>
<p><b>La Grande Barge a à la fois une activité bar-restaurant (plats « faits maison ») et une activité épicerie, </b><span style="font-weight: 400;">qui offrent un autre débouché aux produits bio et locaux sourcés via Micro Marché.</span><b> </b></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_18  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">6- Modalités logistiques</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>Micro Marché opère avec des moyens matériels réduits : </b><em><span style="font-weight: 400;">« on loue une chambre froide partagée avec une structure voisine et on dispose de caisses en plastique réutilisables, qu’on utilise pour préparer nos paniers, ainsi que d’autres petites choses comme des balances électroniques normées – ce qui ne fait pas beaucoup d’achats en définitive ».</span></em></p>
<p><b>L’étiquetage est réalisé par les producteurs et inclut un système de traçabilité : <em>« </em></b><em><span style="font-weight: 400;">chaque producteur nous fait un bon de livraison et on a une visibilité sur les cycles de commandes qui nous permettent de dater l’envoi des produits et savoir à quel bon de livraison ils se réfèrent ». </span></em></p>
<p><b>Avec le Covid-19 et l’augmentation des commandes qui s’en est suivie, Micro Marché a dû transformer son système de préparation des paniers :</b><em><span style="font-weight: 400;"> « avant on faisait travailler le consommateur qui faisait lui-même ses paniers avec ses mains, mais pour des raisons d’hygiène on a dû les faire nous-même, et avons découvert que c’est beaucoup plus pratique, même si cela a enlevé une dimension participative à laquelle on tenait ». </span></em></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le transport, qui était réalisé avant par vélo, se fait maintenant grâce à un camion loué à la journée (mais des réflexions sont en cours pour revenir en vélo, moyennant l&rsquo;usage de remorques à même de supporter les charges lourdes).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_19  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">7- Autres activités</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><span style="font-weight: 400;">Uniquement MicroMarché et La Grande Barge</span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_20  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">8- Modèle humain : RH et gouvernance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>8.1 &#8211; Le travail au quotidien</b></p>
<p><b>La Grande Barge et Micro Marché totalisent 8 employés à plein temps, dont les rôles sont bien déterminés au travers <em>« de fiches de postes claires »</em> : </b><em><span style="font-weight: 400;">« on a une construction en binômes, avec deux postes en cuisine, deux personnes sur la partie service (restaurant en salle et bar), plus deux autres personnes en appui sur la partie service et Micromarché ». </span></em></p>
<p><b>En ce moment, les structures accueillent également une personne en stage, </b><span style="font-weight: 400;">avec une mission dédiée au <em>“développement du projet de paniers solidaires”</em> et à <em>l’“aide à la structuration de la gouvernance”</em>. </span><b>Ainsi qu’une personne en alternance,</b><span style="font-weight: 400;"> qui fait du développement commercial et apporte également un soutien sur la partie Micromarché. </span></p>
<p><b>La communication au sein de l’équipe et la prise des “petites” décisions dans la SCIC se fait principalement par consensus lors de réunions d’équipe hebdomadaires de 3h, le mercredi matin, en présentiel – un rendez-vous <em>« qui devient toutefois de plus en plus difficile à organiser à mesure que l’équipe s’agrandit »</em> :</b><em><span style="font-weight: 400;"> « on est en train de réfléchir pour restructurer ça, tout en continuant à privilégier les rapports en face à face : on réfléchit à une solution pour avoir des temps d’échange par pôle d’activité et une réunion bi-hebdomadaire ou mensuel avec tout le monde pour faire un point global sur les avancées de chacun ». </span></em></p>
<p><b>La diversité des statuts d’employés – et notamment le fait que certains soient associés et d’autres non – peut parfois conduire à des petites difficultés :</b><em><span style="font-weight: 400;"> « certains peuvent parfois avoir l’impression que les associés dominent dans les débats à cause de leur statut, d’autant que 3 personnes ont des mandats </span></em><span style="font-weight: 400;">(ndlr : François est Président de la Scic, et deux collègues sont directrices générales),</span><em><span style="font-weight: 400;"> et sont donc chargées de prendre directement les décisions administratives et de gérance – mais nous réfléchissons actuellement à l’avenir de notre organigramme, au rôle de la réunion d’équipe, aux processus des prises de décision et notamment à l’idée de ne plus avoir un Président qui soit à la fois salarié ». </span></em></p>
<p><b>8.2 – La gouvernance de la SCIC</b></p>
<p><b>Le système de gouvernance de la SCIC englobe une diversité d’acteurs : </b></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Des salariés (bien que tous ne soient pas membres)</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">15 producteurs/fournisseurs (sur une soixantaine en tout) </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Une quarantaine de représentants des consommateurs </span></li>
</ul>
<p><b>Les réflexions et prises de décisions se font au travers de deux instances : l’assemblée générale et le comité de suivi</b><span style="font-weight: 400;">, deux évènements <em>« souvent préparés à l’heure actuelle par les salariés, mais pour lesquels Micro Marché vise une plus grande implication des coopérateurs via la constitution de groupes de travail ». </em></span></p>
<p><b>François souligne la difficulté qu’il y a à impliquer les producteurs dans la gouvernance, </b><span style="font-weight: 400;"><em>« principalement par manque de temps, parce que ces personnes travaillent déjà souvent 70 heures par semaine ».</em> En dehors de l’implication concrète, le choix pour les producteurs de prendre ou non des parts se fait selon un faisceau de facteurs : <em>«</em></span><em><b> </b></em><span style="font-weight: 400;"><em>est-ce qu’on leur commande des produits régulièrement ou non ? Quelle est leur niveau de proximité géographique ?  Quelle part représente-t-on dans leurs ventes ? Comment perçoivent-ils le travail coopératif, qui correspond quand même à certaines conceptions politiques ? ».</em> En définitive, explique François, <em>« la souscription n’est pas automatique et demande de faire un travail de pédagogie, de leur montrer en quoi ça peut être intéressant pour eux ». </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_21  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">9- Modèle juridique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>A l’origine créé sous forme associative, Micro Marché est passé en 2017 sous statut SCIC (Société coopérative d&rsquo;intérêt collectif), principalement pour pouvoir accueillir l’activité bar-restaurant (La Grande Barge) : </b><em><span style="font-weight: 400;">« on savait que sous forme associative on aurait du mal à développer pleinement cette activité à cause des contraintes juridiques, et nous voulions par ailleurs mettre en place un modèle économique pérenne, qui ne dépende pas seulement des subventions […] la SCIC permet d’être une entreprise, mais avec une philosophie associative englobant toutes les parties prenantes du projet, toutes les catégories d’associés, au sein d’un projet construit collectivement ».</span></em></p>
<p><b>Le passage d’un statut à l’autre n’est pas anodin, mais a été grandement facilité par l’accompagnement de l’Union Régionale des SCOP,</b><span style="font-weight: 400;"> qui leur a apporté un accompagnement<em> « crucial »</em>, et les a aidés <em>« à cadrer la rédaction des statuts, travailler sur la structuration du projet en ateliers, réfléchir aux enjeux, à la gouvernance etc. »</em></span><em><b>. </b></em><span style="font-weight: 400;">Cet accompagnement – facturé par l’Union Régionale des Scop à 900 euros HT par jour – s’est fait en deux parties : une partie conseil sur la rédaction des statuts (2,5 jours) et un accompagnement en plusieurs étapes, sur des créneaux de 3 heures, voire d’une journée, sur une période de 6 mois.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Micro Marché est depuis lors devenu membre de l’Union Régionale des scops (moyennant une cotisation annuelle sur un pourcentage du chiffre d’affaires, qui représente environ 150 euros par trimestre), ce qui permet d’obtenir le suivi d’un conseiller que l’on peut solliciter pour des questions juridiques ou administratives : <em>« c’est grâce à eux que, pendant la période COVID, on a pu avoir accès à un soutien financier via la SOCODEN à un taux de 0.5%, alors que notre banque nous refusait le PGE ». </em></span></p>
<p><b>En définitive, François se dit satisfait de ce changement de statut, qui se révèle finalement <em>« relativement simple dans sa gestion quotidienne »</em> et a permis de <em>« fortement souder les parties prenantes ». </em></b></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_22  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">10- Modèle économique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b></b></p>
<p><b><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/06/Capture-decran-2021-06-29-a-16.16.20-218x300.jpg" width="218" height="300" alt="" class="wp-image-4510 alignnone size-medium" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></b></p>
<p><b></b></p>
<p><b></b></p>
<p><b>A l’origine, le projet a été lancé en s’appuyant sur les subventions de la CCAS (environ 3.000 à 4,000 euros par an), et une subvention de la fondation Carasso (50.000 euros sur 3 ans). </b></p>
<p><b>Le passage en SCIC a toutefois entrainé leur tarissement complet, même si les choses semblent – doucement – évoluer : </b><em><span style="font-weight: 400;">« </span><span style="font-weight: 400;">o</span><span style="font-weight: 400;">n a des projets avec la fondation Macif et la fondation Carasso, …. Mais il s’agirait moins de subventions que des placements dans les entreprises au travers de fonds d’investissement ». </span></em></p>
<p><b>Covid et confinement aidant, Micro Marché a toutefois réussi à passer le seuil de rentabilité permettant de payer le travail au quotidien :</b><em><span style="font-weight: 400;"> « avant la Covid, on avait une trentaine de commandes de paniers par semaine sur nos 3 points de distribution. Pendant le premier confinement, on est monté jusqu’à 230 commandes par semaine. Et depuis, on est à 100-150 paniers par semaine, avec un panier moyen de 40/45 euros alors qu’il était à 30 euros avant la Covid. On est maintenant autour de 4000 euros par semaine de CA, alors que notre seul de rentabilité pour Micro Marché est de 2500/3000 euros par semaine. »</span></em></p>
<p><b>Micro Marché applique une marge unique – et faible – de 15%</b><span style="font-weight: 400;"> (vs 60-70% pour la partie restauration). </span></p>
<p><b>Les principales charges se répartissent comme suit : </b></p>
<ul>
<li aria-level="1"><b>L’achat de matières,</b><span style="font-weight: 400;"> sur l’ensemble de l’activité (Micro Marché et La Grande barge), représente 50% du CA</span></li>
</ul>
<ul>
<li aria-level="1"><b>Les charges de personnel</b><span style="font-weight: 400;"> (6 salariés sur l’ensemble de l’activité, tous payés au SMIC + 1 personne en alternance + 1 personne en stage) s’élèvent à quasiment 10 000 par mois</span></li>
</ul>
<ul>
<li aria-level="1"><b>Les loyers</b><span style="font-weight: 400;">, 800 euros par mois pour La Grande Barge et 200 euros pour Micro Marché</span></li>
</ul>
<ul>
<li aria-level="1"><b>L’eau et l’électricité, </b><span style="font-weight: 400;">pour environ 200 euros par mois.</span></li>
</ul>
<ul>
<li aria-level="1"><b>La location épisodique d’un camion </b><span style="font-weight: 400;">(30 à 50 par an)</span></li>
</ul>
<p><b>La question de la tarification sociale joue un rôle central dans le projet de Micro Marché. </b><span style="font-weight: 400;">L’équipe s’est originellement inspirée de la structure</span> <span style="font-weight: 400;">« De la ferme au quartier » à St Etienne : <em>« ils ont un système très poussé, et font varier les prix de -20% à + 20% en fonction de la fiche d’imposition, ce qui nous semblait un peu lourd en gestion et intrusif ».</em> Après des discussions avec les habitants, il a été préféré <em>« un système basé sur la confiance, conforme à la logique éducative et responsabilisante que nous défendons ». </em></span></p>
<p><b>Le système de tarification mis en place par Micro Marché fonctionne comme suit</b><span style="font-weight: 400;"> : </span><b>les produits sont affichés à un prix similaire pour tous, mais les gens peuvent avoir une remise sur leur commande (6% ou 2%) ou soit rajouter un supplément, à 1%, 2% ou 5% en fonction de leurs ressources</b><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p><b>A l’heure actuelle les sommes en jeu sont avant tout symboliques, explique François :</b><span style="font-weight: 400;"><em> « 5% ça ne fait souvent que 1 ou 2 euros de réduction sur un panier de course, ce qui est une petite aide pour les personnes ayant peu de ressources ; et a contrario, ce n’est presque rien aussi de payer un ou deux euros de plus quand on a les moyens ».</em> A terme, Micro Marché aimerait pouvoir proposer une remise intégrale à certains publics (c’est-à-dire proposer les produits à prix coutant), mais cela implique d’abord de sécuriser les marges et de poursuivre l’effort de pédagogie : <em>« à l’heure actuelle, beaucoup de personnes qui pourraient bénéficier d’une remise ne le font pas par pudeur ; et à l’inverse, ceux qui ont les moyens et repartent avec des paniers élevés à 90 euros, n’ont pas forcément envie de mettre 3 euros en plus ». </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_23  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">11- Communication et marketing</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>Micromarché a <em>« avant tout misé sur le bouche à oreille et n’a jamais été très actif sur la com’ »</em></b><span style="font-weight: 400;">, explique François, même s’ils sont présents sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram) et que le site Internet de Micro Marché – qui permet notamment de passer les commandes – bénéficie d’un bon référencement. </span></p>
<p><b>Aujourd’hui, leur niveau de commande actuel est tel que l’augmenter encore par une vaste action de communication pourrait paradoxalement nuire à leur rentabilité :</b><em><span style="font-weight: 400;"> « au-delà de 200 commandes, il y a un seuil qui fait que l’on ne devient plus rentable sauf à passer un grand cap et atteindre les 500 commandes : on doit adapter notre communication aux moyens que l’on souhaite mettre dans le projet ». </span></em></p>
<p><b>De même pour la Grande Barge, qui bénéfice d’un <em>« bon emplacement, dans un lieu accessible »</em> ce qui lui a rapidement permis de développer une certaine notoriété et de s’en tenir également au bouche à oreille,</b><span style="font-weight: 400;"> après une courte communication de lancement basée sur des flyers et la participation à des évènements : <em>« on était complets au bout de 2 mois, tous les midis et ce jusqu’au Covid […] il y a une petite concurrence qui s’est installée, avec de plus en plus de bars-restaurants qui travaillent avec des produits de qualité, mais cela demeure relativement facile ». </em></span></p>
<p><b>Sur le fond, la communication est basée sur deux piliers : le « bio local » et la pédagogie sur l’aspect collectif du statut coopératif. </b></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_24  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">12- Enjeux et avenir</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><b>Micro Marché envisage l’achat de vélos électriques et de remorques pour assurer une partie des livraisons</b><span style="font-weight: 400;"> – solutions pour l’instant privilégiée à l’achat d’un camion, plus coûteux et polluant. </span></p>
<p><b>Des réflexions sont également en cours pour <em>« développer des filières françaises à plus longue distance, au-delà des 100km »</em> :</b><em><span style="font-weight: 400;"> « on a récemment monté une filière avec de la noix du Périgord et on réfléchit aussi à relocaliser certains produits, comme de l’huile d’olive, dans le Sud de la France &#8211; on cherche à rapprocher les chaines d’approvisionnement plutôt que de diversifier nos produits ». </span></em></p>
<p><b>Au-delà, François voit trois grands défis pour Micro Marché et La Grande Barge :  </b></p>
<p><em><span style="font-weight: 400;">« &#8211; Travailler à construire une croissance du projet soutenable et à consolider notre clientèle, </span></em></p>
<p><em><span style="font-weight: 400;">&#8211; Travailler sur la question de l’accessibilité économique des produits bio locaux et continuer à faire entendre le fait que c’est injuste que l’alimentation de qualité ne soit pas accessible à tout le monde et que la collectivité doit soutenir cette démarche-là,</span></em></p>
<p><em><span style="font-weight: 400;">&#8211; Continuer à valoriser le bio et le local. Et faire attention à certaines enseignes comme Bio Coop qui essayent de devenir un peu le Carrefour du Bio et risquent d’aboutir à un bio industriel ». </span></em></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_25  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">13- Récap !</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Nom de l’organisation : MicroMarché / La Grande Barge</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Adresse : La Grande Barge : Rue Grande Biesse, 44200 Nantes</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Sites Web : </span><a href="https://www.micromarche.fr/"><span style="font-weight: 400;">https://www.micromarche.fr</span></a><span style="font-weight: 400;">  /// </span><a href="https://ledebutdesharicots.fr/"><span style="font-weight: 400;">https://ledebutdesharicots.fr</span></a></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1">Nom du référent (avec poste) : François  Poisbeau – Gestionnaire du MicroMarché
<ul></ul>
</li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Territoires desservis (urbain, rural, national, régional, départemental, communal, à l’échelle d’un PNR : Nantes </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Structure juridique (entreprises, associations, coopérative, organisme communautaire, organisme gouvernemental, autre) : SCIC</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Date de création : 2013</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Quel volume approximatif de ventes / de CA ? : environ 4000 euros par semaine (depuis le Covid)</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Comment caractérisez-vous de façon globale votre circuit de distribution ? Paniers, épicerie, bar-restaurant</span></li>
</ul></div>
			</div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_4">
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				<a class="et_pb_button et_pb_button_1 et_pb_bg_layout_light" href="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Le-Jardin-de-deux-mains-version-2021.03.12.pdf" target="_blank">Télécharger le cas d&#039;étude au format PDF</a>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
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		<title>Au local</title>
		<link>https://ofnfrance.org/project/au-local/</link>
					<comments>https://ofnfrance.org/project/au-local/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Myriam Boure]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2021 21:08:57 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.openfoodfrance.org/?post_type=project&#038;p=3984</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://ofnfrance.org/project/au-local/">Au local</a> est apparu en premier sur <a href="https://ofnfrance.org">Open Food France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_4 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Au Local</h2>
<p>&#8211; Genoble, Isère &#8211;<br /> Une SCIC au service de l&rsquo;accessibilité du bio local pour tous<strong><span style="color: #ff9900;"></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a href="https://au-local.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer" style="color: #ff9900; text-decoration: underline;">&gt; Site web de l&rsquo;initiative</a></span></strong></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_5 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_26  et_pb_toggle_open">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">1- Introduction</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;">Au Local a été créée en 2018 dans le but de rendre accessible des produits locaux, de saison et de qualité aux habitants des quartiers sud de la ville de Grenoble. L’entreprise &#8211; devenue SCIC en 2020 &#8211; comprend deux activités distinctes mais se voulant complémentaires : un groupement d&rsquo;achat et la réalisation d’animations autour du “bien-manger” pour la population locale.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_27  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">2- Histoire et valeurs du projet</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>2.1 Origines</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La fondatrice d’Au Local, Ingrid, est native des quartiers Sud de Grenoble. Elle y monte plusieurs projets associatifs avant de devenir responsable logistique pour Médecins sans Frontière. Après cinq années en missions humanitaires, une mission pour « Kelbongoo » lui fait découvrir un nouveau fonctionnement logistique : celui de l’approvisionnement alimentaire local et en circuit court. Ingrid décide alors de se former à la création d’entreprise dans l’économie sociale et solidaire. Son mémoire porte sur le plan d’affaire d’Au Local : étude de marché, plan d’action, budgets prévisionnels… ces huits mois d’étude, d’information et d’enquête lui permettent de modéliser totalement son futur projet.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.2 Intentions</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À sa sortie d’étude, Ingrid rencontre Adeline qui, elle-aussi, sort de formation et souhaite s’engager sur un projet concret autour de l’agriculture et de la distribution alimentaire. Ingrid et Adeline se retrouvent sur la vision d’Au Local et se complètent parfaitement en matière de compétences : elles pensent ensemble la gestion du projet et son développement, et Adeline souhaite prendre en main plus spécifiquement les missions d’animation, de sensibilisation et de communication.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.3 Les premières étapes de la construction du projet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La toute première étape du projet a été de “partir à la rencontre des habitants et des acteurs au sens large du quartier pour leur présenter l’idée” &#8211; autant de discussions ayant permis de mieux cerner les attentes locales et définir précisément les spécificités du projet.<br /> Ingrid et Adeline ont ensuite cherché les producteurs qu’elles souhaitaient référencer et leur ont rendu visite.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-22-26.png" alt="" class="wp-image-4302 aligncenter size-full" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="422" height="314" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-22-26.png 422w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-22-26-300x223.png 300w" sizes="(max-width: 422px) 100vw, 422px" />Carottes chez Au Local</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_28  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">3- Réseaux d&#039;appartenance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;">Au Local est lié à un grand nombre de réseaux locaux, témoignant de sa forte intégration dans le paysage économique et social du territoire :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>CALISOL, un réseau de distributeurs de l’alimentation solidaire</strong> rassemblant des épiceries, marchés coopératifs, boutiques de vente en vrac, ou encore des groupements d’achats de la métropole de Grenoble. Sans structure juridique formalisée, ce réseau s’est monté autour de valeurs partagées sur la vente de produits locaux et sur la solidarité entre bénéficiaires et producteurs. Au Local participe aux réunions du réseau <em>“tous les trois mois”</em>, et y contribue activement : <em>“J’ai par exemple monté une base de données fournisseurs qui va être partagée avec tout le monde pour essayer d’optimiser le catalogue et les commandes auprès des producteurs car on est tous d’accord pour dire que plus il y aura de distributeurs de produits locaux, plus il y aura de producteurs et plus il y aura de demandes. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Plan Alimentaire Interterritorial</strong>, coordonné par des représentants politiques et des associations (investies dans le plaidoyer sur les sujets d’agriculture urbaine), pour lequel Au Local est régulièrement consulté en fonction des besoins terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un très grand nombre de liens ont été tissés avec les réseaux associatifs locaux</strong>, en particulier pour les missions d’animation et de sensibilisation &#8211; des liens qui ont été <em>“nécessaires à la réussite d’Au Local”.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-22-41.png" alt="" class="wp-image-4301 aligncenter size-full" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="423" height="318" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-22-41.png 423w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-22-41-300x226.png 300w" sizes="(max-width: 423px) 100vw, 423px" /></em>Navets chez Au Local<em><br /></em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_29  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">4- Produits et producteurs</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;">Au local a une <strong>quarantaine de producteurs référencés dans son catalogue (dont 30 permanents)</strong> qui fournissent la SCIC quasiment chaque semaine &#8211; une “gestion lourde mais adaptée à leurs besoins”. Voici quelques-unes de leurs spécificités-clefs :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Quatre maraîchers sont référencés</strong> afin de disposer en permanence d’une offre très variée, et en quantité, de légumes de saison. Trois de ces maraîchers travaillent sur quelques hectares, le dernier en cultive une vingtaine. Ingrid et Adeline constatent que les producteurs ont des débouchés globalement diversifiés (de 3 à 7 débouchés), mais grâce à la croissance de ses volumes de vente, Au Local est devenu un débouché important : “au début, je prenais ce qu’il restait, mais maintenant nous sommes devenus prioritaires pour certains”.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> &gt; Plus de 500 produits proposés au total sur l’année</strong>, qui varient selon les saisons, avec en moyenne de 200 à 300 produits au catalogue chaque semaine. L’équipe d’Au Local prend soin de ne pas acheter de produits en lots ou en trop grande quantité à l’avance afin de minimiser les risques de perte. Quelques produits manquent encore, comme certains fruits (à cause de la faible production locale) ou les fromages du Vercors (qui sortent de leur zone d’approvisionnement actuel) et le vin.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Les produits sont 100% locaux,</strong> issus d’entreprises situées dans un rayon de moins de 90 km. Cette proximité permet à Ingrid et Adeline de rendre visite régulièrement aux producteurs, d’entretenir une relation étroite, et de se porter garantes d’une “production à taille humaine, en polyculture” (NB : aucune charte ni aucun label n’est imposé aux producteurs). Les fondatrices d’Au Local n’excluent toutefois pas, “à moyen-long terme”, d’intégrer à leur catalogue des produits qu’on ne trouve pas localement, comme des agrumes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Une mise à jour hebdomadaire du catalogue et des prix</strong>, gérée entièrement par Au Local, et qui nécessite encore régulièrement de relancer les producteurs pour récupérer toutes les informations. L’inscription d’une référence au catalogue du cycle de vente dépend de son prix et des quantités disponibles.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_30  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">5- Modalités de commercialisation</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Au Local propose un système de commande libre, sans abonnement.</strong> Les clients peuvent choisir leurs produits sur un catalogue mis à jour chaque semaine. Les commandes se font soit en ligne par le biais de la plateforme CoopCircuits (depuis fin 2019), soit sur papier en se rendant sur place, soit encore par téléphone, en appelant directement l’équipe d’Au Local. Lors de la distribution hebdomadaire, chaque vendredi, un espace épicerie a été aménagé afin qu’il soit également possible d’acheter directement quelques produits sur place.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les paiements se font sur place, lors du retrait de la commande.</strong> Au Local ne rencontre pas de difficultés avec ce système, la totalité des clients qui passent commande viennent bien chercher leurs produits. Le paiement en ligne a été maintenu uniquement pour les commandes en livraison à domicile ou sur le lieu de travail. Les paiements en ligne ne sont pas favorisés par Au Local car le logiciel de paiement Stripe est trop coûteux et peu adapté à leur gestion.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les volumes d’achat ont augmenté progressivement jusqu’à 2020, avant d’être multipliés par quatre avec le confinement</strong> : <em>“nous sommes passées d’une soixantaine de commandes hebdomadaires à 220 en l’espace d’une semaine !”</em> Aujourd’hui le volume de commandes oscille entre 160 et 220 (volume maximum supportable par Au Local aujourd’hui).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les deux tiers des commandes sont retirées directement dans les locaux d’Au Local</strong> (avenue Malherbes), 30% sont retirés dans un autre point de distribution (dans le quartier La Villeneuve) et une part relativement marginale (moins de 5%) est livrée à domicile par vélo.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-23-00.png" alt="" class="wp-image-4300 aligncenter size-full" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="696" height="523" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-23-00.png 696w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-23-00-480x361.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 696px, 100vw" />Paniers prêts à être distribués</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_31  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">6- Modalités logistiques</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Deux sessions de vente sont ouvertes en parallèle</strong>, afin de laisser plus de temps aux producteurs de viande (dont le temps de préparation des produits commercialisables est plus long). Ainsi, les commandes sont à effectuer 10 à 8 jours avant la récupération des produits pour la viande contre 7 à 4 jours pour les autres produits.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ingrid et Adeline nous ont décrit leur « semaine type »</strong> :<br /> → Mise à jour du catalogue en ligne le lundi midi J-11 pour la viande et le jeudi midi J-8 pour les autres produits.<br /> → Envoi d’un mail à la base de clients le mardi pour la viande (J-10) et le vendredi (J-7) pour l’ouverture des commandes : celles-ci-sont ouvertes du mardi matin 6h au jeudi soir 18h et du vendredi matin 6h au lundi soir 18h ou jusqu’à ce que le nombre maximum de commandes soit atteint (220 par semaine).<br /> → Lorsque les commandes sont stoppées, le jeudi soir (J-8) pour la viande et le lundi soir (J-4) pour les autres produits : toutes les commandes sont envoyées aux producteurs.<br /> → Les produits sont ensuite récupérés le jeudi (J-1).<br /> → Les commandes sont préparées par l’équipe Au Local le vendredi et récupérées dans la foulée par les clients le vendredi après-midi lors de la distribution.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-24-16.png" alt="" class="wp-image-4298 size-full" width="657" height="769" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-24-16.png 657w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-24-16-480x562.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 657px, 100vw" /> Les produits en vente sur place</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans le détail :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1. Collecte des produits :</strong> Ingrid et Adeline alternent, chaque semaine, entre deux types de tournée : une « grosse » tournée (11 points de collecte, 315 km, 9h de tournée) et une « petite » tournée (9 points de collecte, 250km, 8h de tournée). 14 producteurs viennent livrer directement à Au Local ou dans un local relai, mutualisé, aux portes de Grenoble, à proximité immédiate des abattoirs et des exploitations maraîchères. La collecte se fait au moyen d’un camion de 20m3 non réfrigéré, loué chaque semaine. L’absence de réfrigération rend un arrêt au local en milieu de tournée l’été, pour préserver les produits.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2. Distribution des produits :</strong> la distribution est ouverte chaque vendredi de 16h à 19h. Chaque commande est préparée et numérotée, le client a la charge de bien vérifier la composition de son panier et l’exactitude de sa facture avant de payer en caisse (sauf pour la livraison à vélo, où Au Local se charge de la vérification).</p>
<p style="text-align: justify;">La livraison se fait principalement au local (un lieu de 85 m2 au rez-de-chaussée d’un immeuble), disposant d’une réserve pour les produits secs, d’une chambre froide de 16m2 aménagée avec des casiers numérotés par numéro de commande et des meubles sur roulettes afin d’adapter le lieu aux besoins, ainsi que trois postes de pesée.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la livraison à domicile par vélo, Au Local travaille avec la coopérative Sicklo. Le détail des lieux et quantités à livrer lui sont envoyés à l’avance, pour qu’elle puisse préparer les tournées. Le prix de la livraison dépend du nombre de clients qui se regroupent pour la livraison (formule solo – 11 euros, duo – 9 euros, ou trio – 6 euros). Si ces prix <em>“peuvent paraître élevés à certains”</em>, ce système de livraison permet néanmoins de <em>“toucher une cible nouvelle”</em> et de diminuer d’autant les passages au local lors de la distribution.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-23-35.png" alt="" class="wp-image-4299 aligncenter size-full" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="937" height="417" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-23-35.png 937w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-23-35-480x214.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 937px, 100vw" />Livraison à vélo par Sicklo</p>
<table style="border-color: #ff4500; margin-left: auto; margin-right: auto;" border="3">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: justify;"><strong>FOCUS &#8211; Le Cas particulier de la viande</strong><br /> La vente en colis ne fonctionnant que très peu, la viande est vendue à la pièce, emballée sous vide. Cependant, la découpe n’étant pas réalisée de façon industrielle, les poids des pièces de viande sont variables, ce qui vient en contradiction avec le système de précommande qui nécessite d’indiquer un poids et un prix fixe pour chaque produit. Lors de la récupération des produits, l’équipe d’Au Local doit donc mettre à jour le poids et le prix de chaque pièce, et ce pour chaque commande client. Pour pallier cette problématique, Au Local souhaiterait s’équiper d’un système de codes-barres, ainsi que d’un système de caisse relié aux commandes passées en ligne.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_32  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">7- Autres activités</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Au Local a mis en place des actions de sensibilisation et des ateliers pratiques</strong> grâce au soutien et à l’expérience des associations de leur quartier. Ces animations gratuites ou à prix libre se déroulent une à deux fois par mois et poursuivent un objectif principal : celui de rapprocher les producteurs des habitants &#8211; et vice-versa &#8211; en faisant mieux comprendre leurs problématiques respectives. Ces animations sont <em>“très appréciées”</em>, mais un problème demeure : <em>“le public des animations ne devient pas pour autant le public du groupement d’achat, parce que les prix des produits demeurent trop élevés pour cette cible et, à l’inverse, les consommateurs ne viennent que peu aux animations”</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En pratique, différents types d’animations coexistent :</strong></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Des animations pour enfants, en partenariat avec l’association Brin d’Grelinette et d’autres structures du quartier (Maison des Habitants, Maison de l’Enfance, etc.), convergent autour d’un jardin partagé.</li>
<li style="text-align: justify;">Des animations cuisine, en partenariat avec des structures ou habitants du quartier qui proposent d’animer l’atelier autour de recettes spécifiques ou d’une thématique.</li>
<li style="text-align: justify;">Des visites à la ferme</li>
<li style="text-align: justify;">Des animations en périscolaire une fois par mois (et en scolaire sur demande)</li>
<li style="text-align: justify;">Des déplacements sur un site en maraîchage avec des élèves de collège (pour le moment, partenariat avec un seul établissement mais volonté de mettre en place d’autres partenariats).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>La mise en place de ces animations nécessite 30 à 40% d’un ETP</strong> auquel s&rsquo;ajoute parfois le recours à un intervenant extérieur pour certains types d’animations (un nutritionniste par exemple).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le modèle de financement se base à l’heure actuelle uniquement sur des subventions</strong> de la mairie de Grenoble et de l’État dans le cadre des contrats de ville et quartiers prioritaires.<br /> → 2019 : 3000 euros pour les animations.<br /> → 2020 : 10 000 euros pour temps de travail, frais et prestations d’animations<br /> → Prévisionnel 2021 : 10 000 euros (30% du poste d’Adeline, locations de véhicule et prestations d’animation)<br /> → Occasionnellement des animations sont proposées à des établissements dans le cadre de prestations rémunérées et donc autofinancées à 100%.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif, à terme, est d’autofinancer cette activité grâce à l&rsquo;excédent dégagé par la partie commerciale.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_33  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">8- Modèle humain : RH et gouvernance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Composition de l’équipe</strong><br /> → 2020 : 2,5 ETP sur 3 personnes + 1 stagiaire<br /> → 2021 : 3,5 ETP sur 4 personnes + 1 stagiaire</p>
<p style="text-align: justify;">Un jeune du quartier et un éducateur viennent également prêter main forte lors de la préparation des commandes chaque semaine, en partenariat avec l’association Synergie. Outre de constituer parfois une expérience du travail pour ces jeunes, c’est aussi l’occasion de découvrir les valeurs coopératives, environnementales et de santé défendues par Au Local.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Répartition des tâches en 2021</strong><br /> → Adeline passe à 70% : cogestion (admin, stratégie, développement, RH), animation et aide à la distribution le vendredi.<br /> → Elodie, en temps plein : gestion du site de distribution, préparation numérique et physique des commandes, aide à la comptabilité et à la communication<br /> → Romaric, 30h : chauffeur – livreur, préparation des tournées, tournées et aide à la distribution<br /> → Ingrid, en temps plein : cogestion, relation producteurs, gestion du catalogue et de la prise de commande, coordination du projet.<br /> → Stagiaire ou service civique : développement de la vie coopérative.<br /> → Chantier éducatif chaque vendredi : un éducateur et un jeune du quartier viennent aider à la préparation des commandes de 8h30 à 13h30.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vie Coopérative et gouvernance</strong><br /> 65 coopérateurs composent la SCIC : 70% sont des consommateurs, 3 sont salariés, 8 sont producteurs et quelques-uns sont des sympathisants un peu plus éloignés mais qui souhaitent s’investir dans la SCIC pour soutenir les actions. La part est à 20 euros. Une seule part est demandée pour les consommateurs qui souhaitent intégrer la SCIC. Pour les producteurs un minimum de 5 parts est demandé ; pour les sympathisants il faut 10 parts minimum (200 euros pour une association par exemple) et pour les salariés c’est 25 parts. La vie coopérative reste encore largement à construire et constitue le prochain enjeu d’Au Local pour 2021 !</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-24-42.png" alt="" class="wp-image-4297 aligncenter size-full" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="575" height="428" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-24-42.png 575w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-24-42-480x357.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 575px, 100vw" />Distribution de paniers chez Au Local</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_34  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">9- Modèle juridique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Au Local a été lancé au sein de la coopérative d’activités et d’emploi (CAE) 3BIS</strong>, basée à Grenoble, et a rapidement intégré une pépinière d’entreprise appelée La Pousada. Cette double intégration &#8211; “une vraie aubaine” &#8211; leur a permis de <em>“mieux orienter [leurs] choix stratégiques”</em> et “d’apprendre à gérer les aspects comptables et financiers”. Elle leur a aussi permis de commencer en contrat CAPE, leur permettant d&rsquo;être <em>“salariées de la CAE, de pouvoir utiliser le statut et donc facturer les clients et payer les factures des producteurs, tout en choisissant de ne pas se rémunérer la première année. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le passage en SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) du groupement d’achat est entré en vigueur en juillet 2020, après 8 mois de discussions avec les parties prenantes (clients, amis, producteurs, etc.) et de préparation administrative.</strong> Les activités d’animation sont également sous le statut SCIC depuis janvier 2021. </p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_35  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">10- Modèle économique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Le modèle économique d’Au Local est prévu pour fonctionner avec au moins 200 paniers commandés par semaine</strong> et avec une capacité actuelle maximum de 215-220 commandes. L’objectif est donc de maintenir et stabiliser cette vitesse de croisière. Leur panier moyen, de 40 euros, est stable depuis les premiers jours.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La fixation des prix se fait selon trois grands principes :</strong></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>une marge fixe à 23%</strong>, sans différenciation en fonction des produits ou des producteurs. Cette marge devrait passer à 25% en 2021 pour mettre en place une politique de tarification sociale.</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>un ajustement des prix hebdomadaires</strong>, avant l’ouverture des commandes, en fonction des prix du marché et de ses producteurs, <em>“pour vraiment avoir les prix le moins cher possible”</em>.</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>aucune négociation avec les producteurs</strong>.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Au Local souhaiterait mettre en place prochainement un “comité des prix”, pour mieux communiquer sur le sujet et sensibiliser ses consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au Local bénéficie également de sources de revenus complémentaires :</strong></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Des subventions publiques</strong> provenant de collectivités locales ou de l’Etat</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Des appels à projets remportés</strong>, principalement des AAP locaux, certains nationaux très ciblés (French Tech impact par exemple)</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Au Local a également reçu dernièrement le « Prix talents des cités »</strong> : <em>« 2000 euros, un superbe reportage sur France3, et le fait que tous les élus de Grenoble, dont le maire, relaient sur Facebook. »<br /></em></li>
</ul></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_36  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">11- Communication et marketing</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Pour la partie groupement d’achat</strong>, la communication d’Au Local se fait par deux biais :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Via des outils numériques diversifiés</strong> : l’emailing pour le lancement des commandes (2 fois par semaine le mardi et le vendredi), le site Internet, des communications régulières (plusieurs posts par semaine) sur Facebook et Instagram, et une newsletter mensuelle</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>En face à face</strong>, notamment lors du retrait des commandes, mais aussi lors de la permanence quotidienne au local, qui permet à certaines personnes, notamment des personnes âgées, de venir passer des commandes via un formulaire papier &#8211; <em>“une occasion de tisser des liens réels avec ce type de public, à défaut de lien numérique”</em>.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>S’agissant de la partie animation</strong>, la communication est un peu différente. Elle se fait :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>En face à face ou par le biais du bouche à oreille</strong> &#8211; la situation d’Au Local au coeur du quartier et sa forte présence dans le tissu associatif facilitant cet aspect</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Par le biais d’affiches et de flyers</strong>, principalement relayées par les associations, les centres sociaux, les maisons des habitants ou les associations d’éducateurs de rue <em>“avec qui Au Local travail beaucoup”</em>.</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-25-06.png" alt="" class="wp-image-4296 aligncenter size-full" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" width="910" height="593" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-25-06.png 910w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-12-10-25-06-480x313.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 910px, 100vw" />Flyers d&rsquo;Au Local</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_37  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">12- Enjeux et avenir</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Vision à court terme &#8211; 1 an</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Stabiliser un nombre de commandes autour de la capacité maximale de 220 commandes par semaine</strong>, notamment en proposant un nouveau service de livraisons sur le lieu de travail : <em>« on est en partenariat avec le siège des centres sociaux de Grenoble, le CE du siège qui veut amener un service de conciergerie à ses employés. Ils ont un frigo, des tables, on arrive avec des caisses de commandes toutes prêtes, et eux doivent distribuer les commandes à leurs employés ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Investir dans un camion de 20m3 avec hayons et portes latérales (soit un budget de 30 à 40.000 euros)</strong>, si les livraisons se développent comme prévu. Il pourra être utilisé le vendredi pour livrer les gros points de distribution et permettra également <em>“d’investir dans des palettes et un transpalette, ce qui va changer la vie et rendre le travail physiquement moins intense »</em>. L’idée serait de mettre le camion en gestion locative : l’équipe n’en ayant besoin que 48h par semaine</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vision à moyen terme – 2 ans</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; L’objectif général est de faire croître le volume des commandes</strong>, afin de réaliser des économies d&rsquo;échelle, et de voir progresser le résultat des ventes de produits afin de pouvoir autofinancer la partie “animations” d’Au Local.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Pour ce faire, Ingrid et Adeline réfléchissent à ouvrir un entrepôt de réception des marchandises et de préparation des commandes pour livrer de multiples points de distribution</strong>. Ce système paraît viable à partir d’un minimum de 20 commandes par point de distribution, et imposera à chaque point d’être équipé d’un frigo.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_38  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">13- Récap !</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Nom de l’organisation :</strong> Au Local<br /> <strong>Adresse : </strong>14 avenue Malherbe, 38 000 Grenoble<br /> <strong>Site Web :</strong> <a href="https://au-local.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://au-local.org/</a><br /> <strong>Nom du référent :</strong> Ingrid et Adeline co-fondatrices d’Au Local depuis 2018, une équipe de 4 salariés et 60 coopérateurs qui forment la SCIC depuis juillet 2020.<br /> <strong>Territoires desservis :</strong> quartiers sud de Grenoble (Malherbe et Villeneuve)<br /> <strong>Structure juridique :</strong> SCIC depuis Juillet 2020<br /> <strong>Structure de gouvernance :</strong> 4 collèges : consommateurs, producteurs, salariés et sympathisants.<br /> <strong>Date de création :</strong> début d’activité en CAE fin 2018<br /> <strong>Volume approximatif de ventes :</strong> environ 30 000€ de CA par mois.<br /> <strong>Activités principales :</strong> Un local en plein cœur du quartier où les habitants viennent récupérer leur commande de produits locaux provenant d’agriculteurs situés dans un périmètre de 80 km maximum. Les commandes se font en ligne, sur place au local, ou par téléphone selon les habitudes de chacun. Un système de livraison à vélo est également proposé avec la coopérative de coursiers à vélo Sicklo. Deux fois par mois Au Local propose des animations aux habitants du quartier (ateliers cuisine, ateliers enfants, visite de ferme) pour les sensibiliser à une alimentation et une agriculture durable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Pour creuser &#8211; Liens utiles :<br /> </strong>Boutique en ligne : <a href="https://www.coopcircuits.fr/au-local/shop" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.coopcircuits.fr/au-local/shop</a><br /> Facebook : <a href="https://www.facebook.com/Au-Local-2037676652955626" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.facebook.com/Au-Local-2037676652955626<br /> </a><em>&gt; Partenaires commerciaux :</em><br /> &#8211; Sicklo &#8211; Coopérative de coursiers à Vélo : <a href="https://sicklo.fr/">https://sicklo.fr/</a><br /> &gt; <em>Partenaires locaux :</em><br /> &#8211; Brin d’Grelinette &#8211; ateliers enfants : <a href="https://www.brindgre.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.brindgre.org/</a><br /> &#8211; Le Codase &#8211; association d’insertion socio-éducative : <a href="https://codase.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://codase.org/</a><br /> &#8211; Santé Diabète &#8211; animation sur l’équilibre alimentation : <a href="https://santediabete.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://santediabete.org/</a><br /> &#8211; Cuisine sans frontière &#8211; Ateliers cuisines : <a href="http://www.cuisine-sans-frontieres.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.cuisine-sans-frontieres.fr/</a><br /> &#8211; Synergie &#8211; chantiers éducatifs : <a href="http://www.synergie-chantiers-educatifs.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.synergie-chantiers-educatifs.fr/</a></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">Cliquez sur l&rsquo;image pour accéder au reportage réalisé par France 3 à l&rsquo;occasion de leur nomination dans le cadre du prix Talents des Cités 2020.</p></div>
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				<a href="https://youtu.be/5yvWilTZKDw" target="_blank"><span class="et_pb_image_wrap "><img decoding="async" width="1143" height="641" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-14-50-33.png" alt="" title="Capture du 2021-02-11 14-50-33" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-14-50-33.png 1143w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-14-50-33-980x550.png 980w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-14-50-33-480x269.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1143px, 100vw" class="wp-image-4046" /></span></a>
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			</div></p>
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