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	<title>Archives des Producteur(s) - Open Food France</title>
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	<description>Présentation et actualités du projet Open Food France</description>
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	<title>Archives des Producteur(s) - Open Food France</title>
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		<title>Mangez Touraine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samuel Feller]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 13:35:07 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.openfoodfrance.org/?post_type=project&#038;p=4751</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://ofnfrance.org/project/mangez_touraine/">Mangez Touraine</a> est apparu en premier sur <a href="https://ofnfrance.org">Open Food France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_0 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Mangez Touraine</h2>
<p>&#8211; Touraine, Indre-et-Loire &#8211;</p>
<p>Deux circuits courts pour les particuliers et professionnels portés par la Chambre d&rsquo;Agriculture d&rsquo;Indre-et-Loire</p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a href="https://www.mangeztouraine.fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer" style="color: #ff9900; text-decoration: underline;">&gt; Site web de l&rsquo;initiative</a></span></strong></p></div>
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				<h5 class="et_pb_toggle_title">1- Introduction</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p>L’initiative “Mangez Touraine” est l’exemple d’un circuit court alimentaire porté par une Chambre d’Agriculture – en l’occurrence celle d’Indre-et-Loire. Initiée en 2020, elle se décline en deux activités distinctes :</p>
<ul>
<li>“Mangez Touraine”, une plateforme ayant pour but de mettre en relation les producteurs locaux et les professionnels de l’alimentation du territoire (cantines, restaurants, etc.) afin de faciliter leur approvisionnement</li>
<li>“Boutique Mangez Touraine”, une plateforme permettant aux particuliers d’acheter des produits locaux en circuit court, et fonctionnant sous la formule du courtage</li>
</ul>
<p>Deux initiatives qui s’intègrent dans une stratégie plus large de la chambre d’agriculture pour soutenir les producteurs locaux et mettre en valeur leurs productions.</p></div>
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				<h5 class="et_pb_toggle_title">2- Histoire et valeurs du projet</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/12/Capture-decran-2021-12-16-a-18.34.43-294x300.png" width="294" height="300" alt="" class="wp-image-4811 alignnone size-medium" /></strong></p>
<p><strong>2.1 &#8211; A l’origine du projet : la plateforme Mangez Touraine dédiée aux professionnels</strong></p>
<p><strong>Le projet “Mangez Touraine” a débuté en janvier 2020 avec la plateforme éponyme dédiée spécifiquement à la mise en relation des professionnels de l’alimentation et de la restauration avec les producteurs locaux.</strong> Il est porté par l’association “Mangez Local Mangez Touraine” – une émanation de la Chambre d’agriculture – ayant pour objet plus général de <em>« promouvoir les productions locales et de faciliter l’accès à l’offre aux acheteurs du territoire »</em>.</p>
<p><strong>Au-delà du service de mise en relation, cette plateforme se veut être également </strong><em><strong>« une sorte d’observatoire</strong>, un outil pour observer et mieux comprendre les besoins en produits locaux des acteurs de l’alimentation ».</em></p>
<p>Le premier confinement de mars 2020 interrompt toutefois le développement de l’initiative : <em>« l’essentiel de nos premiers acheteurs professionnels inscrits était des établissements scolaires et des restaurants : quand tout a fermé, les commandes se sont interrompues ».</em> En réaction, la Chambre d’Agriculture crée la “Boutique Mangez Touraine”.</p>
<p><strong>2.2 – Boutique Mangez Touraine : une offre dédiée aux particuliers</strong></p>
<p><strong>A l’origine, l’initiative “Boutique Mangez Touraine” avait essentiellement pour but de préserver les débouchés des producteurs locaux durant les confinements :</strong> <em>« avec la fermeture des marchés, certains producteurs se retrouvaient complètement privés de leurs débouchés habituels. La Chambre de l’agriculture a voulu leur donner une solution clé en main, et dès avril 2020 est née la boutique Mangez Touraine ». </em>Une initiative rencontrant immédiatement un franc succès, et décidant la Chambre d&rsquo;Agriculture à tenter de la pérenniser.</p>
<p>Si les deux initiatives partagent à peu près le même fonctionnement numérique, via la plateforme Socleo, la « Boutique Mangez Touraine » fonctionne sous le régime du courtage et inclut un appui logistique – là où l’offre aux professionnels n’est qu’une “simple” mise en relation. <span> </span></p></div>
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				<h5 class="et_pb_toggle_title">3- Réseaux d&#039;appartenance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p>De par son statut institutionnel, la Chambre d’Agriculture d’Indre-et-Loire occupe une place à part dans l’écosystème des circuits d’alimentation locaux – impliquant des liens étroits avec un grand nombre d’acteurs, mais également une responsabilité singulière :<em> « nous avons été très attentifs à ne surtout pas perturber l’activité des circuits courts existant déjà sur le territoire, notamment des AMAP et des ruches ; nous avons donc organisé notre activité et localisé nos points de retraits spécifiquement afin de ne pas leur nuire ».  </em></p>
<p style="text-align: center;"><em> </em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_3  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">4- Produits et producteurs</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/12/Capture-decran-2021-12-16-a-18.36.52-300x194.jpg" width="347" height="224" alt="" class="wp-image-4818 alignnone size-medium" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></strong></p>
<p><strong>Mangez Touraine et la Boutique Mangez Touraine rassemblent en tout une trentaine de producteurs, connaissant un succès variable sur la plateforme :</strong> <em>« l’essentiel de nos ventes ce sont des fruits et légumes, qui représentaient par exemple en janvier 2021 31% du CA. Les productions laitières viennent ensuite (23% du CA) et arrivent toujours à trouver preneur. On a très peu de viande sur la boutique mais cela fait partie des produits qui fonctionnent bien. En revanche, les viticulteurs ont plus de difficultés à vendre, tout comme les producteurs de miel et d’une manière générale toute l’épicerie sucrée, qui ne représente que 2% du CA ».</em></p>
<p><strong>Le seul critère d’intégration de nouveaux producteurs est géographique :</strong> <em>« Les produits doivent être issus de l’agriculture et provenir d’Indre-et-Loire – ou majoritairement d’Indre-et-Loire s’il s’agit de produits transformés. Une dérogation peut toutefois être accordée pour d’autres produits situés dans les départements limitrophes, moyennant l’accord de la communauté des agriculteurs déjà référencés. On a par exemple le cas de producteurs dont le siège de l’exploitation se situe dans la Sarthe mais qui ont l’essentiel de leurs terres cultivées en Indre-et-Loire. Si le critère géographique est respecté, on transmet ensuite un modèle de convention dans lequel on demande de renseigner l’identité professionnelle du producteur, les produits proposés, ses coordonnées bancaires, un extrait KBIS et l’attestation de la DDPP pour les produits frais. »</em></p>
<p><strong>Les prix sont librement fixés par les producteurs.</strong></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_4  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">5- Modalités de commercialisation</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>5.1 – Sur la plateforme « Mangez Touraine »</strong></p>
<p><strong>La plateforme Mangez Touraine utilise l’outil de vente en ligne Socleo. </strong></p>
<p><strong>Les acheteurs sont de nature variée :</strong> <em>« on a des GMS : des Intermarché, des Super U, des Carrefour. On a des lycées, des collèges, des communes, des EHPAD&#8230; Mais notre cible prioritaire est quand même la restauration collective ».  </em></p>
<p><strong>Une grande liberté est laissée aux producteurs pour adapter leur offre aux types de clients : </strong><em>« quand le producteur entre ses références, il peut moduler son prix en fonction du type de clientèle et créer une offre spécifique pour les GMS, la restauration collective, etc. Il peut aussi modifier ses fiches-produits pour avoir un discours adapté à chaque type d’acteur. C’est pratique et le système proposé par Socleo est plutôt bien fait de ce point de vue-là ».</em><strong> </strong></p>
<p><strong>Le Conseil Départemental d’Indre-et-Loire a également développé un système d’interopérabilité entre la plateforme Mangez Touraine et la plateforme </strong><a href="https://www.easilys.com/en/"><strong>Easilys</strong></a><em><strong> « qui permet aux cuisiniers des cantines scolaires de gérer leurs stocks et passer leurs commandes »</strong></em> : <em>« on a développé une mercuriale entre les deux plateformes pour que les cuisiniers puissent facilement passer par Mangez Touraine lorsqu’ils font une commande »</em>. L’objectif étant de positionner Mangez Touraine en tant que <em>« solution pour des petites communes rurales qui n’ont pas de logiciel à disposition »</em> : <em>« en général la personne qui s’occupe de la cantine doit remplir des missions très variées : « elle prépare les repas, fait le service, s’occupe de la gestion des stocks, passe les commandes, fait comptabilité etc. L’idée est donc de leur proposer une solution clé en main pour faciliter les commandes – notamment de produits locaux – ainsi que le suivi des stocks ».  </em></p>
<p><strong>A l’heure actuelle, le bilan de Mangez Touraine est en demi-teinte : </strong><em>« la mise en relation s’effectue bien via la plateforme, mais beaucoup d’acheteurs – en particulier les GMS &#8211; se servent du site Internet davantage comme d’un annuaire de producteurs que comme d’un outil de commande – ce qui nous empêche d’avoir une vision précise des volumes échangés. Aujourd’hui, il faut vraiment qu’on communique sur le sujet pour que tout le monde puisse comprendre que derrière ce système, ce qui se joue est beaucoup plus large que le simple choix d’un outil de commande : il doit permettre de comprendre les besoins et les flux afin de planifier et structurer les approvisionnements des acteurs de l’alimentation en produits locaux ».</em></p>
<p><strong>5.2 – Sur la plateforme « Boutique Mangez Touraine » </strong></p>
<p><strong>La Boutique Mangez Touraine utilise également la plateforme Socleo et permet aux particuliers de réaliser des commandes de produits locaux en ligne.</strong> Celles-ci sont ensuite récupérées dans l’un des points de retrait physiques.</p>
<p><strong>Une originalité de la plateforme est d’avoir positionné un de ses points de retrait s</strong><strong>ur le parking d’un Auchan :</strong> <em>« c’est quelque chose qui peut surprendre mais en fait, chacun profite des flux de clients respectifs et tout le monde s’y retrouve. Le Auchan présent ici a également une grande sensibilité pour ce qui est des productions locales et ils organisent eux-mêmes des marchés de producteurs : ils ont la volonté de participer à l’économie locale, comme en témoigne par exemple le participation active au projet alimentaire départemental de l’Indre et Loire ».</em></p>
<p><strong>Ce partenariat avec les GMS pourrait se développer :</strong> <em>« on cherche par exemple à mobiliser des collectifs de producteurs de manière temporaire pour créer des stands éphémères en galeries commerciales. Ce serait par exemple un samedi de temps en temps : les producteurs viendraient et commercialiseraient leurs produits sur la journée ».</em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_5  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">6- Modalités logistiques</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>La plateforme « Mangez Touraine » est un “simple” système de mise en relation, laissant le soin aux producteurs et aux acheteurs d’élaborer un dispositif logistique : </strong>« chaque producteur qui s’inscrit sur la plateforme renseigne manuellement ses capacités et ses possibilités de livraison (périmètre, fréquence, jour, etc.), ce qui permet aux acheteurs d’avoir accès au catalogue de produits livrables ». Le rôle de la Chambre d’Agriculture est donc uniquement de maintenir la plateforme à jour et opérationnelle.<span>  </span><strong> </strong></p>
<p><strong>La Boutique Mangez Touraine fonctionne complètement différemment et inclut un système logistique</strong>. Les produits sont déposés par les producteurs eux-mêmes, et deux modalités de retrait des commandes sont proposés :</p>
<ul>
<li><strong>8 points de retrait physiques </strong>« situés chez des producteurs, des collectivités locales, ou des entreprises qui mettent à disposition un local ». L’animation des points de retrait est essentiellement prise en charge par les producteurs – la charge de travail dépendant ainsi du nombre de producteurs inscrits : <em>« on essaie d’organiser un roulement : en règle générale, nous demandons 2 permanences dans le mois à chaque producteur, qui durent chacune à peu près 2h de temps. Chaque producteur a la possibilité de sélectionner le point de retrait qui l’arrange et on essaye de privilégier des producteurs qui sont à proximité immédiate du point retrait dans une optique de maximisation des temps de déplacement. Ce système impose d’être souple et de s’adapter aux contraintes des producteurs : on sait par exemple que les arboriculteurs sont totalement indisponibles durant le mois d’août – du coup, ils en font un peu plus les autres mois ».</em></li>
</ul>
<ul>
<li><strong>La livraison à domicile</strong> <em>« pour permettre notamment aux populations qui ne sont pas mobiles, comme par exemple les personnes âgées, de pouvoir avoir accès aux productions agricoles locales assez facilement ».</em> Le service coûte 9,90 euros et n’est accessible qu’à partir de 30 euros de commande minimum.</li>
</ul>
<p><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/12/Capture-decran-2021-12-16-a-18.37.38-210x300.png" width="242" height="345" alt="" class="wp-image-4810 alignnone size-medium" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_6  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">7- Autres activités</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p>Les deux circuits courts s’insèrent plus généralement dans l’activité et les objectifs de l’association Mangez Local Mangez Touraine, présidée par le président de la Chambre de l’Agriculture, et qui a pour but de « promouvoir toutes les productions locales du département et de faciliter les relations commerciales entre les producteurs locaux et les acheteurs du territoire ».</p>
<p>L’association porte ainsi de nombreuses autres initiatives de promotion des produits locaux. Parmi eux, l’animation d’une <a href="https://www.facebook.com/MangezTouraine/">page Facebook</a> qui « recense les circuits courts d’Indre-et-Loire et relaye le plus possible leurs actions » &#8211; une page qui rencontre un grand succès puisqu’elle rassemble près de 3.800 abonnés.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_7  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">8- Modèle humain : RH et gouvernance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>La gestion quotidienne de la Boutique repose sur le travail de 3 personnes à temps partiel</strong> issues de la Chambre d’Agriculture <strong>: </strong><em>« moi je suis à 1 jour par semaine/ 1 jour et demi. J’ai ma collègue assistante de pôle qui s’occupe de la partie SAV qui aussi va faire 1 journée maximum, et ma responsable qui fait une demi-journée sur la boutique pour la gestion éventuelle, tout ce qui est comptabilité/facturation ».</em> <strong>A ce temps s’ajoute aussi bien sûr celui des producteurs, qui prennent en charge la livraison des commandes sur les points de retrait. </strong><strong> </strong></p>
<p><strong>Mais les grandes décisions sont votées lors de réunions de concertation</strong> : <em>« ces réunions rassemblent tous les producteurs qui commercialisent sur la boutique &#8211; peu importe le point retrait. On prend les décisions ensemble […] A l’heure actuelle, l’initiative étant encore récente, il s’agit davantage d’une somme d’individus que d’un collectif. Mais on développe des outils qui permettent de créer du lien, et faciliter les discussions et retours de la part des producteurs. On a des groupes WhatsApp pour chaque point retrait sur lesquels les producteurs échangent en permanence dessus ».</em></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_8  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">9- Modèle juridique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>Mangez Touraine et Boutique Mangez Touraine sont deux émanations de l’Assocation Mangez Local Mangez Touraine, </strong>présidée par le président de la Chambre de l’Agriculture, et qui a pour but de promouvoir les productions agricoles du département et de faciliter la mise en relation entre producteurs et mangeurs.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_9  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">10- Modèle économique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/12/Capture-decran-2021-12-16-a-18.37.21-300x159.jpg" width="368" height="195" alt="" class="wp-image-4819 alignnone size-medium" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>10.1 – Mangez Touraine et Boutique Mangez Touraine : deux modèles bien différents</strong></p>
<p><strong>Pour<span>  </span>Mangez Touraine, l’intégralité du coût est pris en charge par la Chambre d’Agriculture </strong>&#8211; la plateforme ne faisant que de la mise en relation, il n’y a pas de marge ou de commission et aucun coût d’usage n’est facturé aux utilisateurs.</p>
<p><strong>La Boutique Mangez Touraine, en revanche, se finance en partie grâce aux commissions de courtage </strong>: <em>« pour la Boutique, c’est nous qui assurons toute la partie transaction financière, notamment le virement pour chaque producteur, mais aussi la communication, la partie inscription des producteurs, l’animation de la boutique, etc. Donc on finance ça en partie par une commission qui dépend de l’investissement dans l’animation du point de retrait : pour les producteurs qui s’investissent dans l’animation des points de retrait, une commission de 10% est appliquée sur le montant global des ventes ; pour les producteurs qui ne souhaitent pas participer car ils n’ont pas la possibilité, par manque de temps, d’envie etc, mais qui souhaitent tout de même commercialiser via la Boutique, il y a une commission de 20%. Dans tous les cas, les producteurs sont tenus de s’arranger eux-mêmes pour déposer leurs produits sur les points retraits. Dans les faits, presque tous les producteurs font des permanences sur les points de retrait – seuls  3 ou 4 n’en font pas ».</em></p>
<p><strong>Ces frais de courtage sont toutefois loin de couvrir le coût total de la boutique :</strong> <em>« aujourd’hui on ne fait pas de volumes de ventes suffisant pour rentrer dans nos frais avec les commissions. Sur 35.500 euros de dépenses en 2020, les commissions nous ont rapporté 7.000 euros. On a donc dû aller chercher des subventions, notamment auprès du Crédit Agricole, et participer à un projet du territoire qui nous a permis d’avoir un petit peu de sous pour financer la partie communication. La Chambre offre également beaucoup de temps humain : cela représentait en 2020 l’équivalent de 27.500 euros. »</em></p>
<p><strong>10.2 – Une incertitude sur l’évolution des ventes</strong></p>
<p><strong>A l’heure actuelle, la boutique n’a toujours pas trouvé son rythme de croisière : </strong><em>« la boutique a marché très fort tout de suite, avec près de 3000 inscrits en quelques heures et des ventes qui ont évolué au début de façon exponentielle. C’était impressionnant. On est très vite arrivés à 80 commandes par semaine. Et puis à la fin du premier confinement il y a eu une chute des ventes C’est reparti un peu à la hausse avec le second confinement en novembre et là depuis c’est vraiment redescendu. Aujourd’hui, et étant en plus en période estivale, on est à peu près à une dizaine de commandes par semaine. »</em></p>
<p><strong>Le prix moyen du panier apparait tendanciellement en baisse :</strong> <em>« depuis le mois d’avril 2020 jusqu’à aujourd’hui, on a eu au total 2026 commandes sur la plateforme, ce qui représente plus de 85 000 euros de CA, mais le panier moyen est en baisse : la moyenne du panier en 2020 était à 42 euros, avec un maximum à 47,62 euros en avril ; contre 34,26€ de moyenne en 2021… »<br /></em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_10  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">11- Communication et marketing</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>Un vaste plan de communication a été mis en œuvre pour faire connaître la Boutique, mobilisant une grande variété d’outils et canaux : </strong></p>
<ul>
<li><strong>Des flyers </strong><em>« avec les modalités pour commander et au dos une carte qui recense les différents points de retrait ; on compte sur les producteurs pour les diffuser à leur réseau personnel, sur leurs points de vente, les marchés etc. »</em></li>
<li><strong>De la communication dans les médias</strong>, notamment des interviews sur la Radio France de Touraine</li>
<li><strong>De la communication au sein du réseau de la Chambre d’Agriculture</strong>, pour pour inciter les gens à commander</li>
<li><strong>Une grande bâche publicitaire</strong> posée sur un axe assez fréquenté à proximité de la Chambre d’Agriculture</li>
<li><strong>Une page </strong><a href="https://www.facebook.com/BoutiqueMangezTouraine/?hc_ref=ARSfxAy8OioKTLknrzQBmQtZSfmnpVxSqBVTm3bo2Qvjpb14bA2Wng7p5f-t0TxT-Bk&amp;fref=nf&amp;__tn__=kC-R"><strong>Facebook</strong></a> <em>« où on diffuse notamment des <a href="https://www.youtube.com/results?search_query=Boutique+Mangez+Touraine+">portraits vidéos de producteurs</a> &#8211; l’idée étant de leur permettre de présenter leurs produits, de se présenter eux, afin que les consommateurs puissent mettre un visage sur les hommes et les femmes qui sont derrière la boutique ».</em></li>
<li><strong>Des tote bags</strong> de la boutique Mangez Touraine offerts aux mangeurs après 10 commandes</li>
<li><strong>Une newsletter </strong>appelée <em>« Les potins de la boutique »,</em> envoyée à toutes les personnes inscrites sur la plateforme et ayant donné leur autorisation pour être contactées, soit à peu près 3500 personnes. La newsletter est divisée en plusieurs rubriques : <em>« il y a une partie “actualités”, une partie “portait du mois” avec des portraits de producteurs et puis une partie “recettes” où on propose des recettes locales avec des produits de la boutique ».</em></li>
</ul>
<p><strong> </strong><strong>D’une manière générale, l’équipe constate une corrélation importante entre l’investissement en communication et la courbe des commandes :</strong> <em>« les deux sont vraiment liés et on observe une hausse importante des commandes suite à nos actions de communication. Le problème est que pour communiquer il faut du budget. Et aussi qu’on ne souhaite pas risquer de déstabiliser les circuits-courts existants en faisant des actions de communication trop importantes ou à des endroits où des Amap sont implantées. L’objectif n’est pas de faire concurrence. »</em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_11  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">12- Enjeux et avenir</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>La Boutique souhaite développer une offre de livraison aux entreprises en proposant des paniers aux salariés :</strong> «  <span> </span>c’est une offre qu’on essaye de construire, c’est compliqué car cela demande énormément de temps en démarchage commercial. On a eu des contacts avec des entreprises sur l’agglomération de Tours comme par exemple Décathlon, il y a des gens intéressés mais pour le moment ça n’a pas abouti. On n’arrive pas encore à proposer une offre qui soit solide et avec un vrai partenariat. C’est une piste de développement qu’on a du mal à mettre en place aujourd’hui ».</p>
<p><strong>Autre projet : celui de confier ponctuellement la gestion de la Boutique à des étudiants du lycée agricole :</strong><em>« ils ont une formation en techniques de commercialisation sur les denrées alimentaires : l’idée ce serait en fait de permettre aux étudiants de gérer et de s’occuper de la boutique ; cela permettrait aux étudiants de faire de la mise en pratique sur de la gestion de stocks, sur de la relation clientèle avec les permanences d’un point retrait. On cherche donc à créer du lien et à nous appuyer sur les acteurs existants pour faire perdurer l’activité de la boutique ».</em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_12  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">13- Récap !</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><ul>
<li><strong>Nom de l’organisation :</strong> Mangez Touraine / Boutique Mangez Touraine</li>
<li><strong>Adresse :</strong> <span>38 Rue Augustin Fresnel, 37170 Chambray-lès-Tours</span></li>
<li><strong>Sites Web :</strong><a href="https://www.mangeztouraine.fr"> https://www.mangeztouraine.fr</a> <a href="https://boutique.mangeztouraine.fr">https://boutique.mangeztouraine.fr</a></li>
<li><strong>Nom du référent (avec poste) : </strong>Lucie CHAMPION &#8211; <em>Chargée de missions Projets Alimentaires Territoriaux &amp; Restauration collective</em></li>
<li><strong>Territoires desservis (urbain, rural, national, régional, départemental, communal, à l’échelle d’un PNR :</strong> départemental</li>
<li><strong>Structure juridique (entreprises, associations, coopérative, organisme communautaire, organisme gouvernemental, autre) :</strong> Association</li>
<li><strong>Date de création :</strong> 2020</li>
<li><strong>Quel volume approximatif de ventes / de CA :</strong> ?</li>
<li><strong>Comment caractérisez-vous de façon globale votre circuit de distribution ?</strong> Retrait, livraison</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
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				<a class="et_pb_button et_pb_button_0 et_pb_bg_layout_light" href="https://ofnfrance.org/cas-detude-mangez-touraine/" target="_blank">Télécharger le cas d&#039;étude au format PDF</a>
			</div>
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			</div>
				
				
			</div></p>
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		<title>Circuit court de Saverdun</title>
		<link>https://ofnfrance.org/project/cc_saverdun/</link>
					<comments>https://ofnfrance.org/project/cc_saverdun/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Feller]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Sep 2021 14:32:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.openfoodfrance.org/?post_type=project&#038;p=4618</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://ofnfrance.org/project/cc_saverdun/">Circuit court de Saverdun</a> est apparu en premier sur <a href="https://ofnfrance.org">Open Food France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_2 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Circuit court de Saverdun</h2>
<p>&#8211; Saverdun, Ariège &#8211;<br /><span style="color: #ff9900;"></span></p>
<p>Drive fermier, produits locaux à la cantine, jardins partagés : Saverdun, exemple d’une petite ville très engagée dans l’alimentation locale et durable</p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a href="https://www.facebook.com/villedesaverdun%20/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" style="color: #ff9900;">&gt; Site web de l&rsquo;initiative</a></span></strong></p></div>
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			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<span class="et_pb_image_wrap "><img decoding="async" width="708" height="472" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/Sans-titre-2.png" alt="" title="" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/Sans-titre-2.png 708w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/Sans-titre-2-480x320.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 708px, 100vw" class="wp-image-4625" /></span>
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				<div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_13  et_pb_toggle_open">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">1- Introduction</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p>La municipalité de Saverdun (environ 5000 habitants) s’intéresse de longue date aux circuits courts alimentaires, mais l’année 2020 a constitué un tournant : outre de relancer un programme ambitieux d’approvisionnement local pour la cantine, la commune a initié avec les producteurs locaux un drive fermier et multiplie les actions de sensibilisation autour de l’alimentation durable, notamment via la mise en place de jardins-maraichers partagés. Des projets qui portent déjà leurs fruits.<span>  </span></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_14  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">2- Histoire et valeurs du projet</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/Capture-decran-2021-09-22-a-16.16.01-300x199.jpg" width="300" height="199" alt="" class="wp-image-4631 alignnone size-medium" /> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>Alexandre dans son verger</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.1 – A l’origine : </strong><b><span>un projet axé sur la restauration collective</span></b></p>
<p><strong>La commune de Saverdun s’intéresse aux questions d’approvisionnement local depuis de nombreuses années :</strong> dès 2001, la municipalité a <em>« cherché à augmenter la part de produits locaux dans la restauration collective, à passer des partenariats avec la Chambre d’agriculture, faire des évènements comme la semaine du goût ou la semaine du terroir, etc. ». </em></p>
<p> <strong>Ces initiatives s’étaient néanmoins un peu essoufflées ces dernières années,</strong> <strong>pour deux raisons :</strong> d’une part à cause de l’extinction des « Pays » &#8211; au travers desquels une part de ces programmes s’inscrivaient initialement ; d’autre à part en raison de la charge de travail lié au système complexe d’approvisionnement de la cantine, de plus en plus difficile à assumer pour ses employés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.2 – L’intention de départ<br /></strong></p>
<p><strong>Un tournant s’est produit lors du premier confinement : </strong><em>« il y a eu une volonté de quelques agriculteurs d’essayer de développer la vente directe. Un groupe de travail s’est constitué et de là est née la volonté de créer un drive fermier ».</em></p>
<p><strong>Agnès, consultante chargée d’accompagner le développement du projet est arrivée au mois d’octobre et dès décembre a été mis en place un premier « drive de Noël »</strong> qui a <em>« très bien fonctionné »</em> : <em>« C’était en plein mois de décembre, il faisait froid, donc on a mis en place uniquement des produits non périssables, des conserves. On a fait ça dehors car il y avait le confinement. On a aussi créé un panier de Noël, un panier apéro et repas, mais ça n’a pas trop marché, les gens préféraient commander produit par produit. En tout, on a eu 55 commandes. On était contents et les producteurs aussi, puisqu’il n’y en a qu’un seul qui a quitté la démarche depuis ».</em></p>
<p><strong>Sur la base de cette première expérience, le groupe a ensuite préparé une solution de drive fermier plus durable, qui a été lancée en avril 2021</strong> – initialement tous les quinze jours, puis toutes les semaines depuis peu. </p>
<p><strong>Mais ce drive fermier n’est pas le seul projet de la commune relatif à l’alimentation locale et durable : </strong><em>« depuis l’arrivée d’Agnès et Coralie, les choses se sont relancées pour la cantine. Il y a aussi un nouveau directeur de la restauration scolaire qui joue un rôle moteur et a le souhait de développer le bio et local, ainsi qu’une volonté politique forte. De même, une nouvelle dynamique s’est initiée s’agissant des jardins partagés de la commune, avec la volonté de tisser des liens entre tous ces différents programmes : l’idée est que les enfants aillent visiter les jardins collectifs ; que des gens du jardin collectif consomment au drive ; que des producteurs du drive approvisionnent la Cantine… Tout ça est en construction. »</em></p>
<p><strong>En définitive les objectifs sont multiples : </strong></p>
<ul>
<li>Sensibiliser à l’alimentation saine et durable et au système agricole qui la sous-tend</li>
<li>Offrir une alimentation de qualité aux habitants et tout particulièrement aux enfants</li>
<li>Mettre en valeur les produits locaux</li>
<li>Revitaliser le centre commerçant de Saverdun, notamment en favorisant la déambulation dans le centre</li>
<li>Assurer une juste rémunération aux producteurs locaux et créer de nouveaux débouchés</li>
</ul>
<p><strong>Si cette nouvelle dynamique commence seulement, des effets positifs se font déjà ressentir :</strong> <em>« je le vois surtout sur les enfants. Mes enfants parlent tout le temps de la cantine et la trouvent géniale. C’est un bon signe. Pour le drive fermier, c’est beaucoup d’énergie, mais c’est positif. L’impact en termes de volume est bien sûr limité en comparaison des supermarchés présents sur la commune, mais c’est déjà quelque chose ! »</em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_15  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">3- Réseaux d&#039;appartenance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>La municipalité de Saverdun a orchestré cette démarche de façon concertée. </strong> </p>
<p><strong>Elle a d’abord cherché à impliquer les commerçants :</strong> <em>« ils ont été invités à la première réunion de travail et sont tenus au courant des décisions par mail. Ils ne sont pas forcément associés à toutes les réunions, mais ils ont connaissance du projet et il n’y a eu aucune réticence : à partir du moment où on les inclut et qu’on fait circuler l’information, tout se passe bien ».</em> </p>
<p><strong>La démarche s’appuie largement sur l’association </strong><a href="https://www.facebook.com/saverdun.dynamique"><strong>Saverdun dynamique</strong></a>, qui héberge pour l’instant le drive fermier et en assure la gestion financière et comptable – et en particulier le dispatch du produit des ventes aux producteurs<strong>.</strong></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_16  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">4- Produits et producteurs</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/Capture-decran-2021-09-22-a-16.10.46-1-300x199.jpg" width="300" height="199" alt="" class="wp-image-4639 alignnone size-medium" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></strong><em>Nadège et Gary, deux artisans boulangers de Saverdun</em></p>
<p>Pour la cantine, le modèle est en train d’évoluer vers le recours à une plateforme coopérative : les produits étaient originellement sélectionnés et commandés chaque jour de façon « privée » par les gestionnaires de la cantine auprès de producteurs locaux – un système épuisant, récemment abandonné au profit d’une plateforme coopérative <a href="https://terroirs-ariege-pyrenees.jimdofree.com/">Terroir Ariège Pyrénées</a>, <em>« qui travaille en direct avec des agriculteurs et s’occupe de la logistique ».</em></p>
<p><strong>Le drive fermier comporte pour sa part quinze producteurs : </strong><em>« on a du fromage, du vin, de la viande, des légumes, du miel, des produits à base de fruits &#8211; mais plus de fruits. On a une offre assez diversifiée. La motivation des producteurs varie, et donc aussi leur implication dans la démarche : certains sont intéressés par l’aspect militant, d’autre sont à la recherche de débouchés &#8211; on a par exemple deux maraîchers qui démarrent. On a aussi des gens plus rodés, dont le marché était d’habitude toulousain et qui avaient envie de proposer leurs produits là où ils vivent. Il y a vraiment plusieurs profils ».</em></p>
<p><strong>Au départ, c’est l’équipe à l’origine du projet qui est allée chercher les nouveaux producteurs :</strong> <em>« au tout début, il n’y avait que trois ou quatre producteurs dans la démarche. Les autres, ce sont des gens qu’on a été cherchés en fonction des produits qu’on a trouvés intéressants et qui étaient disponibles sur Saverdun. »</em></p>
<p><strong>Une charte « discutée collectivement » a rapidement été mise en place et fixe plusieurs critères pour l’intégration de nouveaux producteurs, en mettant surtout l’accent sur l’origine locale des produits : </strong><em>«<strong> </strong>le périmètre de nos producteurs doit être ultra-local sauf si des produits manquent sur Saverdun, par exemple le fromage. Dans tous les cas, nous nous fixons trois producteurs maximum par type de production, et parmi ces trois producteurs, seul un peut être à l’extérieur de Saverdun. La charte comporte d’autres critères, qui sont toujours en cours de discussion ».<span>  </span></em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_17  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">5- Modalités de commercialisation</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/agnes_anna-preparent_les-commandes-1-300x200.jpg" width="300" height="200" alt="" class="wp-image-4630 alignnone size-medium" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/agnes_anna-preparent_les-commandes-1-300x200.jpg 300w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/agnes_anna-preparent_les-commandes-1-1024x683.jpg 1024w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/agnes_anna-preparent_les-commandes-1-768x512.jpg 768w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/agnes_anna-preparent_les-commandes-1-1536x1024.jpg 1536w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/agnes_anna-preparent_les-commandes-1-2048x1366.jpg 2048w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/agnes_anna-preparent_les-commandes-1-1080x720.jpg 1080w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/agnes_anna-preparent_les-commandes-1-1280x854.jpg 1280w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/agnes_anna-preparent_les-commandes-1-980x653.jpg 980w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/agnes_anna-preparent_les-commandes-1-480x320.jpg 480w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><br />Préparation des commandes</p>
<p><strong>Pour le Drive fermier, l’équipe initiatrice du projet a dû faire un choix difficile : organiser leur drive via la solution proposée par la Chambre d’agriculture ou le prendre en charge directement. </strong></p>
<p><strong>La solution proposée par la Chambre d’agriculture<em> « qui comprenait toute l’ingénierie et l’animation du drive fermier, était assez intéressante du point de vue de la municipalité</em></strong> – on y était plutôt favorables à la Mairie. Mais ils réclamaient 10% de commission sur le chiffre d’affaires, ce qui n’a pas convenu aux producteurs. On a donc été dans leur sens, ce qui a eu des effets positifs, même si pour la mairie ça a quand même été assez lourd ».</p>
<p><strong>Finalement, c’est donc la construction du circuit court « en autonomie » qui a donc été privilégiée. </strong></p>
<p><strong>Pour ce faire, c’est la plateforme en circuit court </strong><a href="https://www.coopcircuits.fr/drive-producteurs-saverdun-village/shop"><strong>CoopCircuits</strong></a><strong> qui a été choisie après un comparatif : </strong>« La plateforme Cagette avait été proposée, mais on a trouvé qu’elle manquait de côté sexy ; la Chambre d’agriculture proposait une prestation clé en main avec le logiciel Socleo moyennant 10% de commission, ce qui n’a pas été accepté par les producteurs ; à Saverdun, une société informatique nous avait proposé un logiciel, mais il n’était pas encore totalement abouti ; donc CoopCircuits nous a semblé être une bonne alternative, d’autant que je connaissais deux autres circuits courts qui l’utilisaient déjà &#8211; mon panier de campagne à Toulouse et la commune de Malmort ».</p>
<p><strong>A l’expérience, ils se disent satisfaits par la plateforme, même si certaines faiblesses sont évoquées :</strong>« Le fonctionnement par cycle de vente embête un peu les producteurs, surtout les producteurs de viande qui ont besoin d’un fonctionnement plus souple, d’avoir plus d’anticipation, d’avoir des produits en précommande. Or avec CoopCircuits, il<span>  </span>faut ouvrir un cycle de vente spécifique. Autre problème mentionné par les producteurs : quand le stock est à zéro, le produit disparaît alors qu’il faudrait qu’il soit grisé &#8211; qu’on ne puisse plus commander, mais que le producteur reste visible pour des questions de marketing. Les rapports ne sont pas super simples non plus et demandent à être remanipulés. Et lorsque l’on a plusieurs cycles de ventes ouverts en même temps avec plusieurs dates différentes, il faudrait le rendre plus visuel pour le client. Voilà les choses qui pourraient être améliorées »</p>
<p><strong>Le paiement est réalisé sur place, à la récupération des produits, et seulement en chèque ou espèce. </strong></p>
<p>Voir la page CoopCircuits de Saverdun <a href="https://www.coopcircuits.fr/drive-producteurs-saverdun-village/shop">ICI</a></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_18  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">6- Modalités logistiques</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/Capture-decran-2021-09-22-a-16.09.31-300x201.jpg" width="300" height="201" alt="" class="wp-image-4629 alignnone size-medium" /><br />Local de stockage</p>
<p><strong>6.1 &#8211; Cantine</strong></p>
<p><strong>La cantine réalise « un peu moins de 400 repas par jour ». </strong></p>
<p>Le modèle d’approvisionnement est en train d’évoluer : à l’origine, les commandes étaient réalisées chaque jour de façon « privée » auprès de producteurs locaux – un système épuisant, récemment abandonné au profit d’une plateforme coopérative <a href="https://terroirs-ariege-pyrenees.jimdofree.com/">Terroir Ariège Pyrénées</a>, <em>« qui travaille en direct avec des agriculteurs et s’occupe de la logistique ».</em></p>
<p>Travailler avec cette plateforme permet « de concentrer les fournisseurs […] avec l’objectif d’atteindre les critères fixés par la loi Egalim avant la fin du mandat – ce qui est assez ambitieux &#8211; , mais sans se contraindre à avoir un panel de 30 fournisseurs ».<strong> </strong></p>
<p><strong>6.2 – Drive fermier</strong></p>
<p><strong>L’organisation logistique du drive fermier est « un peu artisanale », explique Agnès – mais fonctionne très bien ! </strong><strong> </strong></p>
<p><strong>Le drive fermier est implanté dans un local prêté</strong> <strong>par la mairie :</strong> un ancien garage aménagé avec des étagères, remplies de cageots numérotés de 1 à 50.</p>
<p><strong>A l’intérieur, également, une chambre froide professionnelle avec double porte,</strong> <strong>aussi prêtée par la Mairie,</strong> qui permet notamment de stocker la viande – emballée par chaque producteur soit sous vide, soit sous plastique – et de les maintenir à température constante.</p>
<p><strong>L’acheminement des produits est fait de façon largement individuelle</strong> – même si des coups de main sont régulièrement donnés entre producteurs : <em>« tous les producteurs sont de Saverdun, donc ils s’auto-organisent de façon informelle : quand un producteur ne peut pas, un autre va chercher chez lui ; on a une exploitation où ils sont trois et un seul va apporter les produits de tout le monde ; etc. Ils peuvent livrer en complète autonomie, ce qui leur donne plus de souplesse : la clé du local est disponible à la mairie tout le temps ».</em></p>
<p><strong>Les producteurs peuvent livrer à partir du jeudi matin : </strong><em>« on dispatche ensuite le sec dans les cageots et le frais par producteur. On attribue des numéros par commande, et on met les numéros sur les plastiques des sous-vide. On a des fleurs aussi parfois, donc il faut mettre les fleurs à côté… On fait parfois des erreurs, donc a mis en place une boîte mail dédiée au drive qui permet de faire des réclamations, et on met ensuite le client directement en lien avec le producteur ».</em></p>
<p><strong>Les distributions se font le jeudi après-midi de 17h à 19h. </strong>Un créneau horaire particulièrement intéressant en ce qu’il s’inscrit en complément du marché <em>« qui a lieu le vendredi matin ce qui n’est pas pratique pour les actifs, nombreux dans la commune : les horaires du drive permettent ainsi de capter une autre clientèle ». </em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_19  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">7- Autres activités</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>En plus des circuits courts, la municipalité s’investit également dans les jardins partagés : </strong><em>« on a choisi un terrain (environ 300 m2) qui appartenait à la mairie et on a lancé sur la feuille d’information de la mairie un appel à personnes intéressées, auquel ont répondu 12-13 personnes. Les services techniques ont été très mobilisés et ont notamment apporté de la terre végétale. On a mobilisé un des producteurs du drive qui nous a donné des plants qu’ils ne pouvaient plus vendre. Aujourd’hui, il y a huit ou neuf habitants bien impliqués dans ce jardin. Le groupe s’auto-organise, mais a deux référents. On a aussi un jardin pédagogique à l’école, où on a notamment mis en place des composteurs ».</em> </p>
<p>I<strong>l y a aussi une initiative « jardins familiaux » en étude, portée par Le Secours Populaire,</strong> qui se ferait cette fois plutôt sur des parcelles individuelles, notamment pour des familles demandeuses alimentaire.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_20  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">8- Modèle humain : RH et gouvernance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>8.1 &#8211; L’impulsion et l’organisation technique du projet</strong> </p>
<p><strong>La mise en place complète du drive et la nouvelle impulsion donnée aux circuits courts dans la commune a demandé en travail, du côté de la municipalité et d’Agnès, <em>« l’équivalent en tout d’un gros mi-temps sur quatre/cinq mois ».</em></strong> Toutefois, l’équipe reconnait que, <em>« pour faire les choses vraiment bien, développer l’activité, faire plus de communication, et du coup développer les commandes, il aurait fallu l’équivalent d’un poste à temps plein ». </em></p>
<p>La municipalité ne pouvait pas assumer seule cette charge de travail et a eu recours à un prestataire privé, Agnès, <em>« qui avait déjà travaillé sur la commune et qui venait d’achever une reconversion précisément dans ce domaine. On a donc recruté Agnès en prestataire de services pour développer le drive fermier ainsi que tout notre projet global sur l’alimentation durable : accompagnement de la Cantine ainsi que son équipe, lien avec les producteurs, mais aussi développer tout ce qui touche au volet social avec les habitants de la commune comme des jardins partagés ». </em></p>
<p>Coralie, arrivée en stage à la Mairie au moment où ces initiatives se lançaient, a également énormément participé à la réalisation de ces projets.</p>
<p><strong>8.2 – La gouvernance</strong> </p>
<p><strong>Deux comités de pilotage (un pour la cantine, l’autre pour le drive-fermier), définissent les grandes orientations du projet : </strong></p>
<ul>
<li><strong>Pour la cantine</strong>, <em>« il comprend des élus, les techniciens de la mairie, le service restauration et enfance. On pourra y intégrer par la suite les services techniques ou l’école, si besoin ponctuellement ». </em><em></em><em></em></li>
<li><strong>Pour le drive fermier</strong>, ce sont les producteurs ainsi que l’équipe de la mairie. Les décisions sont prises par consensus. A terme, l’idée serait que les producteurs créent une association dédiée.</li>
<li><strong>Pour les jardins collectifs,</strong> ce sont les personnes concernées ainsi que les services techniques.</li>
</ul>
<p> <strong>8.3 &#8211; La réalisation des préparations et des distributions</strong></p>
<p>S’agissant de la préparation-distribution, celle-ci est réalisée par les producteurs.</p>
<p><strong>Tout le travail est organisé via des tableaux partagés :</strong> <em>« un tableau où ils indiquent leur production sur l’année, un tableau de créneau pour participer à la préparation et aux distributions des paniers ».</em> Le système fonctionne bien, même s’il y a pour l’heure un ou deux producteurs qui ne participent pas, ce qui pourra à terme poser des problèmes.</p>
<p><strong>Des discussions sont en cours pour indexer en partie le niveau de participation aux préparations-distributions au chiffre d’affaires</strong> <strong>réalisé dans les ventes,</strong> tout en gardant un minimum de participation obligatoire par an.</p>
<p><strong>Pour la communication quotidienne entre tous les membres, celle-ci se fait par mail, WhatsApp (via un groupe dédié), téléphone ou texto. </strong></p></div>
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				<h5 class="et_pb_toggle_title">9- Modèle juridique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>A l’heure actuelle, le circuit court est organisé juridiquement et financièrement</strong> <strong>par une association, </strong><a href="https://www.facebook.com/saverdun.dynamique"><strong>Saverdun Dynamique</strong></a><strong>, qui s’occupe par ailleurs d’évènements locaux :</strong> <em>« c’est l’association qui encaisse les paiements pour le compte des producteurs et redispatche ensuite bénévolement le produit des ventes ».</em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_22  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">10- Modèle économique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>Le coût technique de la mise en œuvre d’une telle démarche pour une municipalité est avant tout un coup humain :</strong> <em>« c’est une démarche qui nécessite de l’investissement, de l’animation, de la motivation et de l’énergie, mais il n’y a pas de frein technique. Il faut juste que des personnes y consacrent du temps &#8211; si ce n’est pas quelqu’un d’interne à la mairie, il faut employer un consultant ».<span>   </span></em> </p>
<p><strong>A l’heure actuelle (juin 2021), le drive fermier de Saverdun enregistre en moyenne 25 commandes par semaine et semble avoir atteint un rythme de croisière.</strong> Le prix moyen du panier a baissé avec le passage d’un rythme bimensuel à un rythme hebdomadaire : “on est passé d’une moyenne variant entre 38 et 57 euros à des paniers aux alentours de 20/30 euros” (soit entre 2000 euros et 2900 euros de CA mensuels).</p>
<p><strong>Le prix des produits est librement fixé par les producteurs</strong> : <em>« le but est qu’ils aient une juste rémunération pour leur travail, donc on n’applique aucune commission supplémentaire ».</em></p>
<p><strong>Pour la cantine, se pose la question du financement du surcoût engendré par un approvisionnement local : </strong><em>« le Maire tient à ce que le prix du ticket de cantine n’augmente pas, si bien que la mairie devra peut-être investir un peu pour compenser la hausse des coûts – qui demeurent encore en cours de calcul ».</em></p>
<p>La Mairie a candidaté aux appels à projet / subventions du plan de relance, notamment pour la formation du personnel et l’équipement de la cantine ainsi que l’aide apportée par Agnès.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_23  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">11- Communication et marketing</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p>La communication de l’équipe est riche et variée :</p>
<ul>
<li><strong>Pour le lancement, en avril, des flyers ont été réalisés, ainsi que des communications sur le site de la mairie </strong>et <a href="https://www.facebook.com/villedesaverdun">la page Facebook de la Mairie</a> – et lors du premier « test » à Noël, des petits tampons ont été créés
</li>
<li><strong>Une communication hebdomadaire par mail a été mise en place :</strong> <em>« chaque semaine les produits sont présentés, notamment les nouveautés. La liste de mails comprend toutes les personnes qui ont déjà commandé ».
<p></em></li>
<li><strong>Deux grandes affiches ont été imprimées et vont être placées à l’entrée de la ville, ainsi qu’une affiche horizontale qui va être installée sur le local.
<p></strong></li>
<li><strong>Des bénévoles de la Commune ont cousu main des sacs de courses, avec dessus l’effigie du drive.
<p></strong></li>
<li><strong>Et une campagne de photos par un photographe professionnel est en cours,</strong> avec notamment des portraits des producteurs
<p><span> </span></li>
<li><strong>Sans oublier </strong><a href="https://www.coopcircuits.fr/drive-producteurs-saverdun-village/shop"><strong>la page d’accueil</strong></a><strong> sur CoopCircuits, toujours mise à jour</strong></li>
</ul></div>
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				<h5 class="et_pb_toggle_title">12- Enjeux et avenir</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>La clef pour les mois qui viennent sera de consolider l’autonomie du dispositif en faisant en sorte qu’il soit pleinement pris en charge par les producteurs, dans le cadre d’une association dédiée. </strong>Une transition qui s’annonce délicate : <em>« gérer cette surcharge de travail n’est pas évident pour les producteurs, qui sont déjà à la fois des chefs d’entreprises et des producteurs. Je pense qu’il faut trouver une manière de valoriser l’animation du dispositif ». </em></p>
<p><strong>Aujourd’hui, l’équipe ne voit « plus forcément d’obstacles » à la poursuite du projet :</strong> « les choses se sont bien enchaînées : c’est beaucoup d’énergie et cela a un coût, c’est une démarche qui nécessite de l’animation et de la motivation, mais il n’y a pas de frein technique ».</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_25  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">13- Récap !</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>Nom de l’organisation :</strong> Drive Fermier de Saverdun</p>
<p><strong>Adresse :</strong> Saverdun</p>
<p><strong>Sites Web :</strong> <a href="https://www.coopcircuits.fr/drive-producteurs-saverdun-village/shop%20/">https://www.coopcircuits.fr/drive-producteurs-saverdun-village/shop </a><br /><a href="https://www.facebook.com/villedesaverdun%20/">https://www.facebook.com/villedesaverdun /</a><br /><a href="https://saverdun.wixsite.com/saverdun">https://saverdun.wixsite.com/saverdun</a></p>
<p><strong>Nom du référent (avec poste) :</strong> Agnès Duguine (consultante), Coralie Massip (Stagiaire), Fanny Rousseau (chargée de projets pour le développement de la ville)</p>
<p><strong>Territoires desservis (urbain, rural, national, régional, départemental, communal, à l’échelle d’un PNR) :</strong> communal</p>
<p><strong>Structure juridique</strong> (entreprises, associations, coopérative, organisme communautaire, organisme gouvernemental, autre) : association</p>
<p><strong>Date de création :</strong> 2020</p>
<p><strong>Quel volume approximatif de ventes / de CA ? :</strong> 2000-2900 euros par mois</p>
<p><strong>Comment caractérisez-vous de façon globale votre circuit de distribution ?</strong> Drive fermier / cantine</p></div>
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			</div>
			</div>
				
				
				
				
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				<a class="et_pb_button et_pb_button_1 et_pb_bg_layout_light" href="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/09/Cas-detude-Circuit-court-de-Saverdun.pdf" target="_blank">Télécharger le cas d&#039;étude au format PDF</a>
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			</div></p>
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		<title>Le jardin de deux&#8217;main</title>
		<link>https://ofnfrance.org/project/le-jardin-de-deuxmain/</link>
					<comments>https://ofnfrance.org/project/le-jardin-de-deuxmain/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Myriam Boure]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 10:12:23 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.openfoodfrance.org/?post_type=project&#038;p=4017</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://ofnfrance.org/project/le-jardin-de-deuxmain/">Le jardin de deux&rsquo;main</a> est apparu en premier sur <a href="https://ofnfrance.org">Open Food France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_6 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Le jardin de deux&rsquo;main</h2>
<p>&#8211; Commes, Calvados &#8211;<br />Un jardin maraîcher aux élans de tiers-lieu culturel et éducatif<span style="color: #ff9900;"></span></p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a href="https://legumes-deuxmain.jimdofree.com" target="_blank" rel="noopener noreferrer" style="color: #ff9900;">&gt; Site web de l&rsquo;initiative</a></span></strong></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
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				<span class="et_pb_image_wrap "><img decoding="async" width="1070" height="651" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/deuxmain.jpg" alt="" title="deuxmain" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/deuxmain.jpg 1070w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/deuxmain-980x596.jpg 980w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/deuxmain-480x292.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1070px, 100vw" class="wp-image-4021" /></span>
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				<div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_26  et_pb_toggle_open">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">1- Introduction</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;">A l’origine conçu comme un projet individuel – <em>« montrer que l’on peut bien vivre de son métier en créant une ferme cohérente gérable par une personne et en vendant ses produits en circuit-court »</em> -, Le Jardin de deux’main de Guillaume Haelewyn s’est transformé en un vaste projet collectif : outre la production et la vente de ses produits, Guillaume est aujourd’hui entouré de sa famille et d’amis pour animer un atelier éducatif autour de l’agriculture pour les enfants (l’association « Graines de deux’main ») et développer un projet d’espace d’hébergement et d’accueil d’activités culturelles, « L’Arbre, tiers-lieu agriculturel ».</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_27  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">2- Histoire et valeurs du projet</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/jddm.png" alt="" class="wp-image-4022 size-full" width="706" height="529" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/jddm.png 706w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/jddm-480x360.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 706px, 100vw" /> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les terres cultivées</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.1 – L’origine du projet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Fils d’agriculteur, Guillaume a suivi une formation d’ingénieur agronome (ESA) spécialisée en production animale. Il travaille ensuite un an pour une laiterie et se spécialise dans le colostrum.</p>
<p style="text-align: justify;">La survenue d’un événement tragique dans sa famille l’amène à repenser ses souhaits et priorités existentiels. Il part en pèlerinage sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, et commence à imaginer sa <em>« ferme utopique »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.2 – L’intention de départ<br /> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Guillaume revient de son pélerinage avec beaucoup d’idées et trois certitudes :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Faire de la vente directe et mettre l’accent sur le contact avec les gens :</strong> <em>« la question du lien social a dès le départ été central dans mon projet, et je trouve mes échanges avec les gens d’ici vraiment très enrichissants et aussi très gratifiants – parce que je constate qu’ils me font confiance »</em>.<br /> <strong>&gt; Se vouer à l’agroécologie</strong>, <em>« avec dès le départ l&rsquo;idée d&rsquo;utiliser les caractéristiques de la nature pour améliorer les capacités de production »</em>.<br /> <strong>&gt; S’implanter sur les terres familiales</strong>, une ferme de 200 hectares de céréales et 115 vaches, à laquelle il se sent profondément attaché.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.3 – D’un projet individuel à un projet collectif</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Depuis, ses réflexions ont connu une évolution majeure : à l’origine, son projet était façonné par le souhait de faire seul</strong>, de <em>« créer une ferme à l’échelle d’une personne, qui montrerait qu’on peut bien vivre de son métier en créant une ferme cohérente gérable individuellement »</em> (ndlr : d’où le nom de la ferme « le jardin de deux’main »).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Si ce projet initial <em>« a tout de suite bien fonctionné et [lui] a directement permis de se verser un salaire »</em>, un accident l’amène à vouloir rendre son projet plus collectif</strong> : après s’être cassé deux os du pied, il recrute Florian et reçoit l’aide de plus de 120 personnes &#8211; principalement des villageois, amis ou clients &#8211; durant sa période de convalescence. Un élan de solidarité qui le touche profondément et lui donne envie de revoir son positionnement :<em> « aujourd&rsquo;hui, comme le jardin fonctionne bien, je souhaiterais le positionner comme un levier pour d’autres créateurs d’entreprises et qu’il serve à faciliter l’implantation d’entreprises connexes. Aujourd’hui, le jardin est capable de faire prendre vie a des rêves pour d’autres&#8230; et pour moi aussi, parce que ça me fait rêver »</em>.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_28  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">3- Réseaux d&#039;appartenance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;">Outre une forte intégration au sein de la population et du tissu associatif local, Guillaume fait partie de 3 réseaux différents d’agriculteurs :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; MSV &#8211; Maraîchage sur sol vivant</strong> : <em>« un groupe à l’échelle de la Normandie, un peu technique, et que j’apprécie notamment parce que je m’y suis fait des copains. […] Mais j’ai parfois l’impression qu’à trop vouloir rester dans la technique et ne pas aller sur le terrain des valeurs et de l’impact sociétal, le groupe va finir par se perdre. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Agrobio</strong> : <em>« le GAB local, en Normandie. Ils m&rsquo;ont suivi techniquement la première année. Ils m’ont appris beaucoup de choses au début, mais maintenant nos liens se sont un peu distendus ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Fermes D’avenir</strong> : <em>« on travaille ensemble et on porte vraiment les mêmes valeurs, c’est ce que j’apprécie. Fermes d’avenir portent une vision sociale et une vision environnementale. »</em></p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_29  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">4- Produits et producteurs</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p><strong>Guillaume commercialise uniquement les productions issues de son jardin de 2,85 ha</strong> (1,5 ha la première année). Il a fait le choix de produire une grande variété de fruits et légumes bio et se dit <em>« satisfait »</em> de cette orientation prise pourtant un peu contre l’avis général : <em>« au début, tout le monde me disait qu’il ne fallait pas chercher à produire trop de variétés ».</em></p>
<p><strong>Il dispose également d’un poulailler de 200 poules dont il vend les œufs</strong> : il lui paraissait important d’avoir des animaux, parce que <em>« ça a du sens et permet des synergies avec [son] système agricole »</em>.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_30  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">5- Modalités de commercialisation</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Magasin.png" alt="" class="wp-image-4029 size-full" width="829" height="620" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Magasin.png 829w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Magasin-480x359.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 829px, 100vw" /><br />Le local de vente</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Guillaume vend ses fruits, légumes et œufs dans un périmètre très restreint de <em>« 8-9 kilomètres maximum autour de la ferme »</em></strong>. Deux autres maraîchers bio sont également installés aux portes de Bayeux, mais il dit ne pas être trop impacté par des problèmes de concurrence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Guillaume a 6 modes de commercialisation :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>La vente directe à la ferme</strong> qui, outre de représenter 50% de son chiffre d’affaires, est un moment-clef de création de lien social et de fidélisation : <em>« je pense que 40 % des raisons pour lesquelles les gens viennent acheter chez nous, c’est parce qu’ils apprécient le duo que nous formons avec ma mère. Ce rôle de vente, je le prends pleinement : je ne me vois pas borner mon travail d’agriculteur à la production ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>La vente directe via la plateforme CoopCircuits</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>La vente via un Proxy et une Biocoop</strong>. Guillaume se dit heureux de cette collaboration même si intégrer les circuits de distribution classiques implique de faire un effort sur les prix : <em>« La supérette est au milieu des immeubles, donc ça avait du sens pour moi que mes légumes soient disponibles aussi pour la population de ces quartiers urbains. Mais je joue le jeu et lui fais 10% de remise pour que ce soit rentable. Ce sont les 10% que j’offre aux gens qui distribuent mes produits dans le cadre de projets qui ont un sens pour moi ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>Un présentoir en libre-service</strong>, sur le bord de la route longeant sa ferme, comprenant des petits sachets de fruits, légumes, œufs, <em>« tous à deux euros ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>Une AMAP</strong> qui couvre une petite quinzaine de familles.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>L’entreprise de vente en circuit-court Love Bio Bayeux</strong> (voir l’étude de cas <a href="https://ofnfrance.org/project/love-bio-bayeux/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a>), qui lui achète aussi beaucoup de fruits et légumes pour faire ses propres paniers.</p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_31  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">6- Modalités logistiques</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/stock.png" alt="" class="wp-image-4023 size-full" width="866" height="651" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/stock.png 866w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/stock-480x361.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 866px, 100vw" /><br /> Local de stockage / nettoyage</p>
<p>La logistique des ventes s’organise comme suit :</p>
<p>&#8211; <strong>Les ventes directes à la ferme ont lieu tous les mardis soir, de 16h – 19h 30, dans un bâtiment de la ferme familiale aménagé avec des présentoirs</strong>. Guillaume récolte les fruits et légumes le matin pour une vente le jour-même, et est aidé par sa mère qui s’occupe de la caisse.</p>
<p>&#8211; <strong>Vient ensuite la préparation des paniers pour l’AMAP, entre 19h et 20h30</strong> <em>« à partir des produits récoltés le jour même et complétés par une récolte le lendemain matin »</em>. Guillaume confesse que le mardi est une journée de travail particulièrement lourde, d’autant qu’il lui reste encore 45 minutes pour faire la caisse et la comptabilité dans la soirée. Les paniers pour l’AMAP sont distribués le mercredi soir.</p>
<p>&#8211; <strong>Pour la vente directe via CoopCircuits, Guillaume met en ligne la liste des produits en vente le mardi soir jusqu’au jeudi soir sur la plateforme, en proposant deux modes de livraison le vendredi matin</strong> : retrait des paniers à la ferme ou retrait en point relais (des magasins, des garages de particuliers, des associations). Guillaume met en avant la grande efficacité de ce mode de vente : <em>« Pour le coup je trouve qu’on a vraiment une organisation ultra efficace. Le vendredi, en me levant à 6h pour charger les trucs, on arrive à avoir terminé en une grosse demi-journée en “tapant dedans”. Et parfois on fait le même chiffre en une matinée que la vente à la ferme qui nous prend une journée de 10-11h de travail. »</em></p>
<p>Pour transporter son matériel et ses produits sur la ferme et dans les environs, notamment aux points de livraison, <strong>Guillaume dispose d’un Kangoo électrique</strong> (90km d’autonomie). Il a également un<strong> partenariat logistique avec Love Bio Bayeux</strong> (voir l’étude de cas <a href="https://ofnfrance.org/project/love-bio-bayeux/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a>), qui prend en charge une partie de ses livraisons.</p>
<p>Il n’a <strong>pas de chambre froide</strong>, n’ayant aucun besoin de conservation étant donné qu’il vend ses fruits et légumes seulement quelques heures après la cueillette.</p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_32  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">7- Autres activités</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;">Parallèlement à se ferme, Guillaume a deux activités connexes :<br /> &gt; Un atelier éducatif pour les enfants : l’association « Graines de Deux’Main »<br /> &gt; Un projet d’espace d’hébergement et d’accueil d’activités culturelles : « L’Arbre, tiers-lieu agriculturel »page Facebook</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>7.1 L’association « Graines de Deux’Main »</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-47-16.png" alt="" class="wp-image-4030 size-full" width="717" height="538" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-47-16.png 717w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-47-16-480x360.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 717px, 100vw" /> <br /> </strong><em>La serre des graines de deux&rsquo;main</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’association a été créée par Guillaume et un ami, Brice, essentiellement <em>« par vocation »</em> et comprend une dizaine de bénévoles. Elle accueille tous les mercredi matin pendant deux heures dans une serre spécialement aménagée à cet effet une quinzaine d’enfants entre 4 et 10 ans. Pour les 2 à 4 ans, ils viennent de créer « Baby Graine », un atelier où les parents peuvent également participer :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je me sens utile je suis heureux dans ce projet : j’adore les enfants. On fait des ateliers pédagogiques, des ateliers autour du potager, autour de la nourriture, de la cuisine et du vivre ensemble, de l’environnement, tout ce qui est en lien avec la nature ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">N’hésitez pas à vous abonner à la <a href="https://www.facebook.com/Les-Graines-de-deuxmain-444009602835516/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">page Facebook</a> de l’association pour suivre son activité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>7.2 &#8211; L’Arbre, tiers-lieu agriculturel</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-53-16-1024x382.png" alt="" class="wp-image-4031 size-large" width="1024" height="382" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-53-16-1024x382.png 1024w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-53-16-980x366.png 980w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-53-16-480x179.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw" /><br /> <em>La bâtisse qui accueille l&rsquo;Arbre</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’idée initiale était de créer un lieu<em> « caractérisé par la bienveillance, dans lequel on peut se retrouver avec des voisins »</em></strong>. Le projet a été imaginé par Guillaume, sa sœur, son apprenti, Victor, qui travaillait alors sur la ferme et un ami d’enfance, Aurélien (Historien de formation, travaillant aujourd’hui dans la Culture et conseiller municipal à Bayeux). Tout cela sous le regard attentif et les conseils avisés de ses parents qui leur ont mis à disposition des bâtiments et financent le gros des travaux de rénovation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la continuité de cette idée, ils ont imaginé la création d’un<strong> espace de coliving (15 personnes), c’est-à-dire un coworking associé à une capacité d’hébergement</strong>. L’espace est en cours d’aménagement et comprendra notamment une salle de spectacle, <em>« qui pourra aussi servir pour des formations, des cours, et bien sûr du théâtre et de la musique »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">N’hésitez pas à visiter la <a href="https://www.tierslieularbre.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer">page de son site Internet</a> et à soutenir le projet.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_33  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">8- Modèle humain : RH et gouvernance</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>8.1 Ferme et vente en circuit court</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre et le type de personnes travaillant à ses côtés a beaucoup évolué :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; 1ère année</strong><br /> &#8211; Guillaume travaille seul sur la ferme, avec seulement une aide ponctuelle de sa famille</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; 2ème année et 3ème année</strong><br /> &#8211; Embauche de Florian, salarié à temps complet à partir de juillet 2018 jusque début 2020.<br /> &#8211; Embauche d’un apprenti de septembre 2019 à septembre 2020<br /> &#8211; Embauche de stagiaires rémunérés au début</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Aujourd’hui</strong><br /> &#8211; Guillaume est le seul travailleur à temps plein sur la ferme (ni apprenti, ni salarié)<br /> &#8211; Il reçoit des stagiaires (non-rémunérés) 6 mois par an, de façon plus informelle, en échange d’un temps passé à la formation, ainsi qu’une aide de sa mère pour la vente directe les mardis</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Guillaume dit travailler 43 h par semaine en moyenne</strong> : 30 à 35 heures en basse saison, 45h pour les 4 mois en demi-saison et 55h en saison haute. Guillaume prend de petites vacances en hiver, mais pas en été parce que sa ferme « <em>est le meilleur endroit pour être en vacances »</em>. En revanche, il prend parfois <em>« un grand week-end »</em> en haute saison et essaie de ne pas travailler le vendredi après-midi et les week-ends.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>8.2 Associations</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; Graine de deux’main :</strong> Guillaume et Brice sont entourés d’une dizaine de bénévoles<br /> <strong>&gt; L’Arbre :</strong> en plus de Guillaume et Aurélien, l’arbre comprend déjà plus d’une soixantaine de membres actifs.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_34  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">9- Modèle juridique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;">Le jardin de deux’main est une Entreprise Individuelle, mais les activités connexes sont sous le modèle associatif &#8211; loi 1901.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_35  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">10- Modèle économique</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>9.1 Pour son activité de distribution</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Guillaume a créé sa ferme avec un budget de 35.000€, qui ont notamment servi à acheter 4 serres. <span style="font-weight: 400;">Il loue ses terres et son local de vente à ses parents.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Guillaume nous a donné son chiffre d’affaires des deux dernières semaines de septembre 2020, pour montrer les variations tant dans leur montant total (3100€ la première semaine, 2750€ la deuxième) que dans la répartition des modes de vente :</p>
<p style="text-align: center;">  <img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-25-12.png" alt="" class="wp-image-4028 aligncenter size-full" width="622" height="334" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-25-12.png 622w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-25-12-480x258.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 622px, 100vw" /><img decoding="async" src="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-25-27.png" alt="" class="wp-image-4027 aligncenter size-full" width="625" height="323" srcset="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-25-27.png 625w, https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/02/Capture-du-2021-02-11-10-25-27-480x248.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 625px, 100vw" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">En règle générale, il fait 50% de son CA lors des ventes directes à la ferme. Le chiffres d’affaires de ce type de vente varie normalement de 500 euros à la plus basse saison à 2000 euros en haute saison, avec une hausse très sensible depuis le début du Covid-19 : « <em>là on a quand même changé de dimension avec le COVID : on a fait plus de 150 % pendant le confinement et on a gardé peut-être 30 % ensuite, ce n’est pas rien ! »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les ventes via CoopCircuits représentent environ 35% de son CA et 15% via d’autres modes de vente directe (supérettes locales principalement).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>9.2 Pour les activités associatives :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&gt; L’Association Graine de deux’main est financée par des frais d’inscription de 160€/an par enfant ou 120€ par enfant s’il y a deux enfants inscrits, afin <em>“de couvrir les frais de l’espace, mais aussi pour ne pas faire de concurrence déloyale aux autres associations locales dédiées aux enfants”</em>. Guillaume et Brice réalisent ces ateliers bénévolement.</p>
<p style="text-align: justify;">&gt; Pour le tiers-lieu, l’Arbre : les travaux de rénovation des bâtiments (150.000 euros) sont principalement financés par les parents de Guillaume. A terme, le coworking/coliving devrait assurer le gros des rentrées d’argent et permettre de couvrir les charges du lieu et de payer Aurélien. L’association est également en recherche de subventions : <em>« on a essayé l’intercommunalité, parce que la commune ici n’est pas riche. Aurélien étant élu à Bayeux, ça facilite quand même beaucoup de choses. En Local il y a une confiance sur ce qui se passe ici donc c’est plus facile pour parler aux acteurs locaux. On a aussi sollicité la Région et l’Europe. On a également des pistes pour du mécénat privé comme la fondation Crédit Agricole »</em>.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_36  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">11- Communication et marketing</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Guillaume qualifie sa clientèle de <em>« sociologiquement très diversifiée »</em>, mais principalement constituée de retraités et de familles</strong> ; et précise en outre qu’il a « <em>du mal à toucher les gens en dessous de 30 ans […] Ce n’est qu’à partir du moment où les gens ont des enfants qu’ils commencent vraiment à réfléchir à l’alimentation »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au tout début, il a distribué quelques tracts dans les boîtes aux lettres pour se faire connaître aux alentours. <strong>Sa communication repose avant tout sur les liens interpersonnels qui se créent lors des ventes directes, mais sa Newsletter (via Mailchimp) joue également un rôle clef pour maintenir le contact – et c’est une activité d’écriture qui lui plait</strong> : <em>« j&rsquo;écris toutes les semaines aux gens le mardi soir, avec une photo différente toutes les semaines, l’humeur de la semaine aussi, les petites nouvelles. Je me sens la responsabilité de leur dire ce que je fais, ce qui se passe en ce moment, ce qui va bien, ce qui va moins bien&#8230; J&rsquo;ai une base de données de 330 mails, et en moyenne 150 ouvrent la newsletter, ce qui n’est pas rien ! »</em> Guillaume organise également des événements sur la ferme qui contribuent à sa notoriété locale, comme le festival <a href="https://www.facebook.com/Soyonsdemain/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Soyons Demain</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Guillaume s’occupe également<strong> des sites web et pages Facebook</strong> de ses différents projets :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Le <a href="https://legumes-deuxmain.jimdofree.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site du jardin de Deux’Main</a> et sa <a href="https://www.facebook.com/LeJardindedeuxmain/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">page Facebook</a></li>
<li style="text-align: justify;">La <a href="https://www.facebook.com/Les-Graines-de-deuxmain-444009602835516/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">page facebook de l’association Graines de Deux’Main</a></li>
<li style="text-align: justify;">Le <a href="https://www.tierslieularbre.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site du tiers lieu l’Arbre</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_37  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">12- Enjeux et avenir</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Guillaume souhaite diminuer le temps qu’il passe à la partie production agricole</strong>,<em> « en continuant à gagner en efficacité »</em>, mais aussi <em>« en réduisant petit à petit la taille de la ferme »</em> &#8211; en plantant des arbres, principalement des pommiers et poiriers nains pour ne pas faire d’ombre, en lignes distantes de 24 mètres.</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps gagné lui permettra notamment de se concentrer davantage au développement du tiers-lieu &#8211; organisation d’évènements et ouverture prochaine du coworking/coliving.</p></div>
			</div><div class="et_pb_toggle et_pb_module et_pb_accordion_item et_pb_accordion_item_38  et_pb_toggle_close">
				
				
				
				
				<h5 class="et_pb_toggle_title">13- Récap !</h5>
				<div class="et_pb_toggle_content clearfix"><p style="text-align: justify;"><strong>Nom de l’organisation :</strong> Le Jardin de deux’main<br /> <strong>Adresse :</strong> Lieu dit l’Escures &#8211; 14172 COMMES<br /> <strong>Site Web :<br /> &#8211; </strong>Le <a href="https://legumes-deuxmain.jimdofree.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site du jardin de Deux’Main</a> et sa <a href="https://www.facebook.com/LeJardindedeuxmain/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">page Facebook<br /> </a>&#8211; La <a href="https://www.facebook.com/Les-Graines-de-deuxmain-444009602835516/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">page facebook de l’association Graines de Deux’Main<br /> </a>&#8211; Le <a href="https://www.tierslieularbre.org" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site du tiers lieu l’Arbre</a><br /> <strong>Nom du référent :</strong> Guillaume Haelewyn, maraicher, créateur du jardin et co-fondateur des deux associations<br /> <strong>Territoires desservis :</strong> Commune de COMMES et 10km aux alentours<br /> <strong>Structure juridique :</strong> EI pour le jardin, associations loi 1901 pour les deux autres structures<br /> <strong>Date de création :</strong><br /> &#8211; Juillet 2017 pour le jardin<br /> &#8211; 2019 pour l’association « Graines de deux’main »<br /> &#8211; 2020 pour  » L’Arbre », tiers lieu agri-culturel<br /> <strong>Quel volume approximatif de ventes / de CA ?</strong> Entre 1500 et 3000€ de CA par semaine<br /> <strong>Activités principales :</strong> Système en 100% vente directe et optimisé sur 2 jours seulement consacrés à la récolte et à la vente. Commercialisation via une boutique à la ferme &#8211; une prise de commande par internet &#8211; un dépôt/vente accessible 7j/7 à la ferme et quelques clients professionnels (supérette, biocoop…).</p></div>
			</div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_9">
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				<a class="et_pb_button et_pb_button_2 et_pb_bg_layout_light" href="https://ofnfrance.org/wp-content/uploads/2021/03/Le-Jardin-de-deux-mains-version-2021.03.12.pdf" target="_blank">Télécharger le cas d&#039;étude au format PDF</a>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
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			</div></p>
<p>L’article <a href="https://ofnfrance.org/project/le-jardin-de-deuxmain/">Le jardin de deux&rsquo;main</a> est apparu en premier sur <a href="https://ofnfrance.org">Open Food France</a>.</p>
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